C’est pas la fin des haricots !

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Quelques mots et une photo…

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La tête des gens quand … [convergence des luttes]

La tête des gens quand tu annonces que …

  • Tu as pris la sage décision de devenir vegan
  • Tu es dans une démarche Zéro Déchet donc, merci mais non merci, je ne prendrais pas ton sac en plastique et oui j’ai un bocal sur moi pour acheter des olives. Nanmaisoh!
  • Tu es LGBT friendly et que ton fils n’aime pour le moment « que » les garçons et que tu t’en tapes
  • Tu fais 6 heures de sport semaine et non, tu n’es pas mince mais c’est pas le but
  • Tu es étudiante/travailleuse/maman/amoureuse/cuisinièe/organisatrice/consultante and so on …
  • BREF, je suis HP.

 

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Les Vignes du Seigneur

Il y a quelques temps j’ai eu à écrire une critique de film (provenant de l’émission strip-tease) pour un cours de sémiologie. J’avais envie de partager ce documenteur à d’autres personnes et surtout connaître d’autres points de vue.

http://www.youtube.com/watch?v=yukKs-4b6uc

Et voici ma vision des choses ….

Par ses côtés grotesques et parfois pesants, ce reportage aurait pu s’intituler : La vérité si je vendange!
Cependant, on peut considérer le titre comme étant un référent culturel et commun à deux films français : un des années 30 et l’autre des années 60 où Fernandel interprète le rôle principal.

Dès le début, on peut se demander si comme dans ces comédies, on retrouvera une galerie de personnages loufoques.
D’ailleurs, les protagonistes semblent méticuleusement choisis comme pour un casting de film. Néanmoins, l’effet doit paraître sincère. Ainsi un homme s’exclame au sujet du « rôle » central : « ça s’invente pas des mecs comme ça, il sort directement d’un bouquin! ».
Ce reportage devient alors intéressant car il peut se regarder soit comme un documentaire, soit comme une fiction. Cela dépendra de l’interprétation du téléspectateur mais aussi de l’intention du réalisateur. Veux-t-on nous montrer le processus de fabrication du vin casher ou tourner en ridicule un délégué rabbinique ?
Le film commence. La caméra s’approche d’une femme. Elle est propriétaire d’un vignoble au Sud de la France (voitures immatriculées 31) et à l’air agacé. On comprend que des personnes sont en retard ce qui fait perdre du temps et de l’argent à la production viticole.

Une voiture arrive enfin. Malgré l’attente, la propriétaire reste joviale et s’exclame : « Quand c’est l’heure c’est plus l’heure ». On apprendra par la suite que les individus qu’elle attendait à 7 heures du matin sont en fait, deux délégués rabbiniques peu ponctuels. Il s’agit de Schnéor et Ephraïm qui sont là pour fabriquer un vin casher. Ils sont accompagnés d’un négociant en vin juif (non-pratiquant) et il leur faut respecter à la lettre les préceptes de la Torah et du Talmud. Les deux apprentis viticulteurs s’activent et veillent au grain.
Roberto, le négociant, explique que le vin casher ne peut être touché que par des juifs pratiquants qui devront ensuite en référer à leur rabbin pour que celui-ci appose un sceau certifiant la casherité du vin. Dès lors, s’ensuivent une série de situations plus burlesques les unes que les autres.

De nouveau, un casting des plus convaincants!

D’un côté on trouve une femme tolérante qui essaie de faire un effort pour comprendre le judaïsme et va même jusqu’à dire qu’elle trouve leur religion très belle. De l’autre côté, deux hommes de confession juive qui appliquent des lois religieuses de manière extrême. Au milieu, se situe le négociant qui tente de faire comprendre à Ephraïm qu’il y a des limites à ne pas dépasser. Pourtant, on peut déplorer que ce délégué rabbinique soit dépeint de manière caricaturale : il est hautain, désagréable, son oeil droit cligne de manière irrégulière, accentuant son strabisme et le rendant antipathique.
Le fait de construire un reportage, de décider de refléter la réalité sous un certain angle, permet de cacher d’autres aspects et dans ce cas-ci, de pointer du doigt le ridicule d’un homme. L’objectivité n’existe pas car l’être humain est profondément subjectif ; mais choisir de montrer un homme tatillon, méfiant à l’égard de la propriétaire, peu enclin à seconder l’autre délégué et, qui se permet de faire une sieste au soleil pendant que les autres travaillent, c’est faire un rapprochement un peu douteux entre la religion juive et ce religieux.
Tourné d’une autre manière, ce reportage aurait pu montrer un homme certes rigoureux mais respectueux des autres alors qu’ici, une caricature est présentée au téléspectateur. Des petites allusions renforcent cette impression comme lorsque Roberto explique à la propriétaire « qu’ils [Ephraïm et Schnéor] ne peuvent pas prendre sa parole pour argent comptant et que c’est un peu la seule chose qui ne prennent pas pour argent comptant ». Cette dernière esquisse un léger sourire. On comprend alors à quel cliché le négociant faisait allusion.
Peu après, un gros plan sur la tête d’Ephraïm montre que celui-ci porte une casquette siglée Fortuna : une banque… comme pour confirmer les propos de Roberto

Une scène burlesque achève cette comédie surfaite où les deux délégués débattent avec la propriétaire et Roberto pour savoir si le jus qui se trouvait au fond de la citerne en même temps que se déversaient les raisins était issu d’une main juive ou non. Une fois encore, on croit assister à un sketch où la gravité et la pesanteur naturelle sont remises en cause.

Newton serait-il juif ?

Ce reportage laisse un sentiment mitigé. Entre humour et manque de tact, la nuance est parfois fragile. Le documentaire permet de réfléchir aux frontières séparant la fiction de la réalité.
Une question demeure alors en suspens : dans Les vignes du seigneur, ces limites ont-elles été franchies ?

Un (c)rayon d’soleil!

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Crayon sur un bâtiment en démolition

 

crayon : n.m.  Petit bâton de bois qui contient une mine ou une autre matière colorée et qui permet d’écrire, de dessiner, de colorier.

Voici donc ce que l’oeil, avide de couleurs peut trouver un peu partout dans Bruxelles. Depuis quelques temps, je les prends en photo, je suis à la trace, ils donnent bonne mine (ok c’était facile) aux murs de la ville, un petit coup d’éclat sur des murs parfois en ruines.

Les dessins valant mieux que les grands discours, je laisse chacun se faire une opinion sur ce street art anonyme.

EDIT : je viens de tomber sur un site qui a « collectionne » ces mêmes crayons depuis longtemps, la liste est donc plus complète => http://www.philaretordre.blogspot.com/

 

 

 

 

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Enjoy 😉