Bruxelles. Paris. Toulouse

Nos aventures en très bref!

Partis hier à midi (p’tit 🐈 et moi) sommes partis de Bruxelles vers midi de la gare du midi (ah ah) et arrivés à Toulouse à 22:30. Merci la SNCF. Vraiment. Non mais les aventuriers du rail quoi.

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Et tu as eu trois ans

« il a quel âge le bonhomme? » « Tu as quel âge petit? »

La réponse ne se fait pas attendre, cinglante : « je suis pas petit, j’ai crois ans » (il mime avec ses doigts 4 puis plie le quatrième avec sa main droite) « ça c’est crois« .

Lui qui hier était encore si petit, si frêle à la naissance, pourtant né à terme. Lui qui nous as fait la nuit dure pendant une petite mais longue année. Lui qui aura vu apparaître mes premiers cheveux blancs, mes premières rides. Lui qui m’aura fait pleurer de rire, pleurer de rage, pleurer d’incompréhension, pleurer de bonheur et de fierté. Lui qui m’aura fait rire surtout. Cette bille de clown (« c’est une blaaaaague maman, une blaaague!), ce petit cheyenne, cet éclair dans l’orage, cet esquif solide dans la tempête des émotions qui parfois le font chavirer. Ces colères sont la plupart du temps aussi courtes que ces éclats de rire durent.

Il est vif ; entier ; vivant : dense : mon fils, mon Nono, mon amour, ma flamme.

Je t’aime p’tit gars.

 

 

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Il y a 3 ans et quelques jours … ❤

 

NB : texte écrit d’une traite sans correction comme à l’accoutumée. 

Florilège de la blogosphère #15

C’est le grand retour des Florilèges! Honte à moi, je n’en publiais plus. Par flemme, par manque d’envie… vous connaissez le refrain!
Puis, à mon retour de vacances, je suis passée faire un tour sur Hellocoton et là qu’elle ne fut pas ma surprise de voir que bons nombres d’articles devaient se retrouver dans ma sélection, cette même sélection que j’avais abandonné depuis quelques temps. Cependant, il y un gros hic :
je n’ai pas pu me résoudre à en choisir 5 comme je le faisais auparavant.
C’est donc 10 articles – oui oui vous avez bien lu – que vous allez pouvoir (re)découvrir aujourd’hui.

Au sommaire : surprise!!! Cliquez sur les liens et faites vous plaisir!

  1. Sur Les Billets cosmiques : Aleiza nous parle de l’obsolescence des articles bloguesques
  2. Sur It’s a mum’s life : Héloïse évoque avec tact le douloureux sujet de la péridurale 
  3. Sur Rose comme trois pommes : pourquoi fait-on des bébés?
  4. Sur Le Bordel de Vio : un hommage à sa chipie de fille!
  5. Sur Woody Beauty : la tourangelle nous montre ses trouvailles de chine (avec un petit c)
  6. Sur Sweet and Sour : quelques astuces pour acheter ses vêtements de manière plus responsable
  7. Sur Femme sweet femme : le double infini, sortez vos mouchoirs!
  8. Sur Rose comme trois pommes (encore!!!!) : le retour aux traditions. Vous en pensez quoi?
  9. Sur La tribu de Maëline : le burn-out maternel abordé de manière franche et sans pincettes.
  10. Sur Choupie-Chat : Camille ma blogueuse chouchoute est la première à participer au projet Citad’elle (et lui) en nous présentant Dijon 
Cette photo n'a absolument aucun rapport avec le sujet ... mais je l'aime bien!Na!

Cette photo n’a absolument aucun rapport avec le sujet … mais je l’aime bien!Na!

 

Double face : sacré caractère!

Les enfants – comme les adultes d’ailleurs – sont dotés de différentes personnalités. Bébés, ils sont souvent à la limite d’adopter des comportements schizophréniques, se parlant à eux mêmes (« daaaadaaaa tatata flubululu! TA!« ) et surtout, changeant d’attitude heure après heure ou mieux encore : minute après minute.

C’est ainsi que mon adorable bambin, Boucle d’Or masculin, cette bouille d’amour peut se transformer en furie durant des minutes qui semblent s’étirer puis subitement, revenir à un état « calme ». C’est à n’y rien comprendre!

Miam!

                                       Miam!

Pour donner un aperçu, j’ai condensé en quelques exemples ce que peut donner une journée à côté d’un petit garçon de 14 mois qui a notamment hérité de Duracell comme surnom :

  • Réveil à 7 heures avec un joyeux concert de « tatataTA!« . Il m’attend tout sourire dans son lit, tend ses petits bras quand j’approche du lit.
  • Biberon. « Je veux. Je veux pas. Ah bah si en fait. Non j’ai changé d’avis. Oh une banane! Je la veux. Je vais la faire mienne. Enlève ce lait. « BA-NA!BANA! BAnaaaaaAAAA!« 
  • Je lui tends le précieux fruit jaune. Il sourit, mange seul, gazouille. Mince elle est finie. Il pleure. Biberon? Ouf, ça marche cette fois, il le goule en deux secondes.
  • Hum, je fronce le nez. Une odeur étrange qui manque de subtilité vient me chatouiller les naseaux***. Qu’est-ce? Ah.Zut. L’heure du premier change a sonné. Je m’arme de la ‘tut et de beaucoup de patience. Tenir un loustic qui refuse d’être changé, hurle, me tire les cheveux, donne des baffes : mieux qu’un café!
  • Couche changée, bébé habillé, la crise de niveau 2 sur l’échelle de résistance sonore est passée. Il me regarde béatement l’air de dire « Maman, t’es belle« . Je le câline il me dit :  » câla?« . Je fonds, je suis une guimauve qui se prend pour une maman.
  • 30 secondes plus tard, il essaie d’arracher mon piercing du dit naseau, je suis un peu moins ravie. Étrange non?
  • On se prépare à rejoindre ses copains. Il voit le porte-bébé : « atta, atta, atta« . Mais oui Nono, je vais te porter.
  • Il se colle à moi, ma glu, mon amour. Puis au bout de 500 mètres, il en a marre. Sauf qu’on n’est pas encore arrivé et que ce jeune homme ne sait pas encore marcher sur ses deux gambettes. Dans ce genre de moment je me répète en boucle comme un mantra :  » patience est mère de toutes vertus« . Essayez, ça fonctionne (un peu).
  • Ça y est! Enfin à destination! Il joue, tombe, pleure, rigole, se fait taper, tape, sourit, va dans les bras de tout le monde, voit des dattes ; « miam des dattes, je veux ça, bon, donne, esclave maman, miaaamammaamiaaaa » (oui mon fils mélange miam et maman, souvenir d’un allaitement « long » probablement). Il mange. 2 minutes de quiétude soit 2 heures dans une journée de parent « au foyer ».
  • « Oooooh un Toboggan, ça a l’air dangereux donc si je suis la logique des sophistes, tout ce qui est dangereux est chouette, le Toboggan est dangereux : le Toboggan est chouette« . Oui, il fait déjà de la philo à son âge …
  • Et ainsi de suite jusqu’à ce que patiemment son père réussisse à l’endormir vers … 21h45 :

pas ou peu de répit pour les braves!

Et vous, ça se passe aussi comme ça? Enfant double face?

Un standard se tient à votre écoute au 666 666 666

double face

*** Maman => lait => vache => naseaux

El la maman fut!

Un an. Un an. Un an. C’est rien et c’est énorme. Sur une vie, ça passe inaperçu, ou presque pourtant un an c’est ta vie. Depuis deux semaines, je vois les jours passer, se rapprocher petit à petit de cette fin du mois de mai où tu m’as faite mère. Pour l’instant, je profite d’un moment de répit où tu ne demandes pas mes bras. Tu es tranquille, par terre, tu trifouilles dans ton coffre à trésors où se mêlent cubes, pinces à linges, tambourin, gourde remplie de « trucs » qui font du bruit. Plus il y a de gling gling mieux c’est.

Un an. Pff, j’en reviens pas. Hier encore je revoyais cette photo …

et la maman fut!

et la maman fut!

… prise une poignée de jour avant ta venue au monde. Ton papa a pris un p’tit coup d’vieux cette année, mon visage a changé aussi, tout comme mon ventre. Plus rien ne sera plus jamais comme avant … et heureusement! Maintenant tu trépignes, ton regard sembles dire  » allez Maman, soit cool, prends moi sur tes genoux ». Alors je mets ce texte de côté. Quelques heures plus tard, tu as « gagné », nous sommes sortis au parc rejoindre deux copines et leurs enfants qui ont le même âge que toi. Vous avez joué avec des graviers, tu n’en n’as avalé aucun. Victoire! Sur le retour, à peine 500 mètres de marche, tu t’es endormi tout contre moi en serrant ma main dans le manduca, je t’ai posé délicatement dans ton lit. Tu ressemblais encore à ce nouveau-né, le visage si détendu, les paupières lourdes, un léger sourire au coin des lèvres. J’ai donc pu manger … sans précipitation, et ça, ce n’est pas tous les jours que ça arrive. En écrivant ces lignes, je me délecte même d’une part de gâteau cuit la veille. Si tu me voyais tu te mettrais à gesticuler, à pousser des petits cris jusqu’à ce que je concède à te donner un morceau. Du coup je cuisine avec de moins en moins de sucre et j’ai même enlevé le sel de toutes les préparations.Ce n’est pas plus mal.

Bientôt un an mon bébé. Tu es si petit et si grand. Tu es menu mais on devine derrière ce petit gabarit, une carrure assez forte « un p’tit breton trapu » comme s’en amuse ton papa.Tu es grand quand tu te tiens à tous les meubles et que tu te déplaces en lâchant brièvement ton support. Pourtant tu ne marches pas encore. Nous ne sommes pas pressés, tu es si mignon quand tu déboules à 4 pattes, on dirait une petite locomotive. Tu es déterminé, ah ça oui! Tu es grand quand tu dis « mamaaa » en me regardant avec tes grands yeux et puis si petit quand tu blottis ta tête au creux de mon cou. Tu nous as fait grandir aussi. Je suis devenue mère, puis femme. À moins que ce ne soit l’inverse? Avant ton arrivée, j’étais encore une jeune fille, désormais je comprends pleinement le sens du mot responsabilité(s).

et la maman fut

Un an et 4 dents

Tu nous fais

rire
grandir
rougir
rugir
sourire
s’ouvrir

mais aussi

aimer
râler
pleurer
chanter
danser
(nous) agacer
partager

et … (re)commencer!

Te rends-tu compte de la force que tu as? De la force que tu nous donnes? Probablement non mais un jour (peut-être) tu liras ce texte et tu comprendras. Tu comprendras à quel point tu es important pour nous, tu comprendras que nos je t’aime ne sont pas des paroles en l’air, tu comprendras que si nous te disons si souvent que tu es beau c’est que nous le pensons. Tu comprendras que tu es un enfant de l’amour, que nous t’avons toujours voulu, toujours attendu (ça peut sonner niais comme ça mais c’est la stricte vérité).

Qu’as-tu fais en un an?

Tu as rencontré un tas de gens – grand-parents, oncles, tantes, nos amis les plus chers, des bébés qui deviendront peut-être des amis- et été dans un tas de bras. Tu as plus de 2500 tétées (en faisant une simple moyenne)à ton actif et ce n’est pas encore fini. Tu as découvert la nourriture, au début ce n’était vraiment pas facile, tu es désormais un glouton semi-pro. Tu as fais tes premières risettes, puis tu as eu ton premier sourire dans une vieille maison du Berry. Tu t’es retourné, d’un côté de l’autre, puis tu t’es mis à ramper, à faire du 4 pattes, à te mettre debout et un jour  … tu marcheras. Tu as appris à saisir des objets avec tes petites mains, à vider et remplir sans te lasser un bol de cubes ou tout autre contenu digne de ton intérêt. Tu adores par dessus tout jouer à la cuisine, tu touilles les casseroles, les bols, tous les récipients qui passent à ta portée. Une fois le rangement de la cuisine effectué, il faut compter 10 minutes avant que les placards – ouverts – soient de nouveau sans dessus-dessous. Tu « causes » beaucoup, des dadada, des tatata, des atta quand tu n’es pas content, beaucoup de mama des plus rares papa (mais quand même). Tu galopes quand tu entends la porte s’ouvrir et que quelques secondes avant je t’ai fait le signe « papa », d’ailleurs dès que le téléphone sonne, tu penses que c’est lui et tu babilles. Tu pleures (par empathie?) souvent quand un autre bébé se met à pleurer ou crie dans des sonorités un peu trop aiguës

Tu fais beaucoup d’autres choses, c’est sûr mais je ne pourrais toutes les énumérer et puis il faut bien garder des choses rien que pour nous, comme des petits trésors intemporels. J’aimerais parfois enregistrer les sons que tu produis mais je ne le fais pas et je le regretterais probablement mais tant pis car je sais que beaucoup de souvenirs ne peuvent s’effacer de la mémoire malgré les aléas du temps.

et la maman fut

Qui saura voir le clin d’oeil?

Une dernière chose et je m’arrête ici avant de sombrer dans la mièvrerie (si ce n’est déjà fait) : sois heureux ; vis! Je t’aime.

Florilège de la blogosphère #14

Aujourd’hui, grande braderie : deux articles pour le prix d’un. Si t’as pas vu le premier, tu peux cliquer =><=

Point de préambule, partons directement à la découverte de mes dernières lectures (j’en ai lu d’autres bien sûr mais il faut bien en sélectionner 5)!

florilege de la blogosphère #14

florilège de la blogosphère #14
source : http://img11.hostingpics.net/pics/201676top.jpg

Au sommaire : des mères (im)parfaites, du temple, de la pâte à tartiner, des changements et de l’exotisme. Je te vends du rêve? Allez, c’est parti!

  1. Sur « Choupie-chat » : un article plein de bon sens sur … la maternité! Ouais je sais : encore! Normal, c’est mon quotidien, ça me travaille et elle explique super bien ce qu’on peut (res)sentir.Et non, elle ne me paye pas pour que je mette un de ces articles par semaine 😉
  2. Sur « Une blonde à Bruxelles » : un texte plein d’humour sur … Carrefour!
  3. Sur « La reine de l’iode » : une recette miomesque ET simple de pâte à tartiner.
  4. Sur « Rose comme trois pommes » : un article qui a eu beaucoup de retours (ça fait plaisir sur les « petits » blogs) et qui parle à beaucoup de jeunes ou moins jeunes mamans. On y parle de transformation (méta)physique
  5. Sur « Anne-sotte » : des photos qui donne envie d’être ailleurs, sous le soleil : Brésil!

Et vous, qu’avez-vous lu?

Dites moi TOUT! 😀

Le comment du pourquoi j’en suis arrivée là

Parfois il m’arrive de faire des petits bilans … dans ma tête seulement. Je ne les rédige pas, je les pense, les synthétise afin de les ranger soigneusement dans des petits dossiers classés dans la partie « mémoire » de mon ciboulot. Puis il y a d’autres moments où j’ai envie de coucher sur papier ou d’aligner sur un écran ces pensées, ces résumés, ces condensés de ma jeune vie. Depuis quelques jours déjà, je pense à cet article et je me rétracte, je me dis que c’est trop intime, que je ne suis jamais autant dévoilée sur ce blog. Pourtant, aujourd’hui je me jette à l’eau afin de raconter à ma poignée de lecteurs comment j’en suis arrivée là.

Là, où? Là, c’est-à-dire être « mère au foyer » d’un bébé de 9 mois à 24 ans.

Au commencement Au début, il y avait un couple. Deux amoureux, ensemble depuis plus de 5 ans qui de temps à autre parlaient d’avoir un bébé, pas maintenant, plus tard. À ce moment là, elle avait presque 23, lui allait sur ses 30 automnes et malgré un amour très fort, ils s’étaient mis en stand-by pendant quelques semaines histoire de réfléchir à eux. Sauf qu’avant de faire cette pause, un p’tit oeuf s’était glissé dans le ventre, insidieusement. Surprise! Peur! Joie! Puis … tristesse. Cet oeuf était un oeuf clair ou quelque chose dans ce genre, ils n’ont pas très bien compris. Sauf que ce petit bout de vie, infime soit-il leur avait donné envie de voir ce que ça faisait d’avoir un oeuf réel cette fois. Cependant, la situation n’était pas stable. Elle venait de commencer un master en journalisme, lui avait fini une formation et était sans emploi fixe … rien d’idéal en somme. Ils discutèrent donc. D’abord avec la raison, puis avec le coeur, et enfin avec les tripes. La raison disait que ce n’était pas forcément le bon moment, le coeur faisait pencher la balance d’un côté en argumentant que la situation idéale n’existe pas tandis que les tripes criaient un grand OUI à l’unisson. L’un comme l’autre avait envie de ce bébé, ce bébé d’amour.

Le plan était donc établi

Comme une grande partie des femmes, elle ne tomberait pas enceinte tout de suite, aurait le temps de valider une partie de ces cours, de commencer son mémoire. Ensuite ils inscriraient le bébé à venir dans la super crèche de l’université, pratique, peu onéreuse, facile d’accès, lui de son côté trouverait un travail facilement (la seule chose qui se passa comme prévu d’ailleurs), elle pourrait au pire étaler son master en une année supplémentaire puis enchaînerait sur son doctorat. Tel était le plan.

Sauf que tout ça, c’était en théorie.

Absence de plan B = ?

En pratique, dix jours après avoir pris la décision d’avoir un enfant, elle était enceinte.
En pratique, les cours n’étaient pas aussi plaisants qu’elle se les étaient imaginés.
En pratique, elle avait 50 heures de cours par semaine + un mémoire à commencer + chercher un stage.
En pratique, elle eut un début de grossesse assez dur (douuuuux euphémisme) autant sur le plan moral que physique.
En pratique, tout se passa bien pour lui, il trouva un travail qui lui convenait assez rapidement.
En pratique, à 12 semaines de grossesse, elle inscrivit son futur enfant sur une dizaine de liste d’attente de crèches.

Lui + elle = <3

Devenir parents

Arriva le 30 mai 2014. Après plus de 24 heures de contractions, naquit le plus  douloureusement naturellement possible un magnifique bébé, en parfaite santé. Ils étaient tous sur un petit nuage. Cependant, elle n’arrêtait pas de penser à ce qu’elle allait faire après. Depuis que son entourage ainsi que des parfaits inconnus (car elle avait même suivi un programme d’orientation professionnelle étant enceinte) savaient qu’elle était enceinte, on arrêtait pas de lui répéter :  » mais tu verras, une fois que le bébé sera là, tu n’auras qu’une envie, rester avec lui ; tu ne penseras pas du tout à travailler ou à reprendre des études« . En vérité, le lendemain de l’accouchement, elle écrivait déjà une lettre au directeur d’une école afin d’obtenir une dérogation car elle avait, à un jour près, raté la date des inscriptions (ce gentil monsieur n’aura pas pris la peine de répondre).

Les premières semaines furent comme pour la majorité des parents, difficiles mais merveilleuses, d’une intensité inégalable. Découvrir son enfant, ce nouvel être fraîchement débarqué sur la planète Terre est un phénomène quasi « mystique ». On s’épate de tous ses petits mouvements, on s’inquiète au moindre petit bruit (ou non-bruit d’ailleurs) et on a peur aussi. Peur de lui faire mal, peur qu’il ne prenne pas assez de poids, peur de la tristement fameuse mort subite du nourrisson (quel soulagement quand la barre des 6 mois est dépassée). Puis il y a l’autre côté, moins magique. La fatigue, les tétées 18h/24h le premier mois, les heures qui paraissent s’étirer et ne jamais s’écouler quand le conjoint est au travail…

1 mois déjà ...

à 1 mois

Le cap des trois mois

Que dis-je? Ce roc, cette péninsule … je diverge, revenons à l’histoire de ce couple  transformé en petite famille.
Trois mois se sont donc écoulés. Lui, elle, le bébé, ont fini par trouver leurs marques. Cette mini créature les épate jour après jour par sa vivacité. Un être si petit mais dans un sens déjà si fort. Lui travaille quand même beaucoup, les journées semblent toujours aussi longues mais dès qu’elle se dit qu’elle n’y arrivera plus, que c’est trop dur, son fils fait quelque chose qui lui remonte le moral (un sourire d’abord, un gazouillis ensuite, puis une caresse etc.). Pendant ce temps-là, les réponses négatives des crèches tout comme celles d’éventuels employeurs (car elle espère encore retrouver un travail) arrivent au compte-gouttes.

Il y a les jours avec où elle se dit que finalement c’est super pour son fils, pour elle et pour son couple qu’elle reste à la maison, que ça lui permet d’avoir du temps pour ces deux hommes. Mais il y a aussi des jours sans où elle rumine.De toute manière, elle finira par exercer un métier alimentaire qu’elle déteste, que ses études n’auront servies à rien, que du haut de ses 24 ans, elle a raté sa vie (rien que ça).

Les montagnes russes

Les mois passent. Certains jours sont très éprouvants tandis que d’autres sont des condensés de bonheur. Découverte des aliments solides, début du déplacement commando, fous rires, babillage (« Il a dit Maman ou juste mmammuummaa? »). Le bébé qui se met assis seul, puis qui galope à quatre pattes et se met debout sur tous les meubles à sa portée.
Heureusement, peu de temps avant les cinq mois du petit, elle a découvert l’équivalent des maisons vertes en Belgique. Une petite bulle qui, au maximum trois matinées par semaine lui permet de décompresser et permet à son fils de sociabiliser (parce qu’entre temps, il n’y a toujours pas de place en crèche à l’horizon). Elle respire déjà un peu mieux ; ce gros poids qu’elle a presque en permanence sur la poitrine commence à s’alléger.

Il ne faut pas non plus oublier les sacro-saints week-end où le papa prend le relais du mieux qu’il peut et surtout, ils peuvent passer des moments en famille. Puis il y a les visites qui animent aussi le quotidien (parce qu’en plus, ils ont eu la bonne idée l’idée de s’expatrier à 1000 kilomètres de leur entourage respectif. Très pratique pour se faire aider lors de l’arrivée d’un bébé) et permettent aux jeunes parents de consacrer un peu de temps à leur couple.

9 mois

Un passage symbolique paraît-il. 9 mois « dedans »,  9 mois dehors. Où sont-ils passés? C’est dans ce genre de cas qu’on comprend la notion d’élasticité du temps.
Pendant ces 9 mois ils ont crisé, ri, pleuré, souri, appris, grandi .Ils se sont émerveillés, enthousiasmés, épatés, étonnés, énervés. Lui, elle et le petit pirate.
Dans le peu de temps « libre » dont elle dispose, elle aura cherché en vain un travail, une crèche miraculeusement libre et à un prix accessible, une formation, une réorientation professionnelle : assistante de direction? Gestion du payroll? Chef de chantier? Chargée de com’? Que faire avec un C.V. en patchwork, un diplôme sans trop de valeur et un bébé sur les bras (« Engagez-moi!Je viens travailler si vous avez une crèche d’entreprise! » Crédible?)?Elle aura une fois de plus eu beaucoup d’espoirs puis des retombées négatives. Oh, doux ascenseurs émotionnels!

Le bilan? Le petit N. a 9 mois et des brouettes, un enfant plein de vie qui a « son petit caractère » comme disent les gens qui le rencontrent, qui parfois peut jouer seul 40 minutes  …ou refuser d’être posé pendant trois heures (merci le mandu*a). Un papa bien présent, qui aide beaucoup et une maman hésitante, encore et toujours. Pas évident de trouver un équilibre entre vie professionnelle, vie amoureuse, vie maternelle dans une société ou rester à la maison donne lieu à un tas de débats contradictoires. Oui, elle veut travailler, retrouver son indépendance. Non, elle refuse de retourner servir des pizzas derrière un comptoir ou être arpète sur un chantier. Alors en attendant de trouver l’équilibre, cette forme de bonheur si instable, elle oscille entre bonheur et détresse, confiance en l’avenir et doute cartésien, blanc lumineux et noir corbeau.

Deux seules choses sont sûres. Elle aime son fils et son amoureux jusqu’aux étoiles et si c’était à refaire, elle le referait, différemment certes, mais sans hésiter une seconde ; comme quoi, l’être humain est un peu masochiste sur les bords …

 

Famille heureuse

Famille heureuse

 

Merci à ceux qui auront réussi à poursuivre la lecture jusqu’au bout. Si ma mémoire ne me fait pas encore défaut, c’est la première fois que je publie un article aussi long (et si ça m’est arrivé, je le scindais en deux parties) sur ce blog. Je ne sais pas du tout pourquoi je ne l’ai pas rédigé à la première personne du singulier.Cette forme m’est venue instinctivement, comme si être narrateur externe me permettait de prendre du recul sur ces derniers mois. J’ai écrit ce texte en trois fois mais en moins de 24 heures. Cependant, j’y réfléchissais depuis un moment mais je n’osais pas  … aujourd’hui c’est chose faite. 🙂

Florilège de la blogosphère #13

Bon, ça ne va pas du tout. Enfin, je dramatise peut-être un tantinet. En fait, il n’y a rien de grave je vous assure mais il y a cependant une chose qui me chagrine un peu c’est que je n’arrive pas à tenir mes blogs à jour (celui-ci, le site de street art que nous avons ouvert avec une amie ainsi que le blog privé « de » mon fils auquel s’ajoute maintenant la gestion du site de ma soeur). Les seules publications que j’arrive à honorer sont celles du Projet 52 de Millie et encore, je suis en retard une fois sur deux. Et ça m’agace! Oui oui, ça m’agace parce que ça ne me ressemble pas. Dans la « vraie » vie, je suis la nana qui est tout le temps à l’heure (trèèèès en avance même) qui ne rate aucun rendez-vous. Que m’arrive-t-il? J’ai l’impression d’être dépassée par les tâches quotidiennes, par la routine : changer bébé-jouer avec bébé- nourrir bébé- faire la vaisselle/le ménage – jouer avec bébé- s’occuper des taches administratives – endormir bébé – se promener – faire les courses etc. Du coup, lasse que je suis, j’en oublie de m’occuper de ce petit terrain de jeu qu’est mon blog alors que J’ADORE ça. Puis après je m’en veux quand je vois que certaines de mes copinautes qui travaillent en plus d’avoir un ou plusieurs enfants arrivent à poster des bons articles deux à trois fois par semaine, ont une communauté assez vaste sur les réseaux sociaux (j’en suis à 103 « j’aime » sur ma page facebook après 3 ans de blog, la « honte« ). Enfin, là n’est pas le sujet de cet article et je remercie ceux qui auront eu le courage de lire ce paragraphe geignard (merci merci merci).

Cette introduction avait pour but d’expliquer que je ne suis pas du tout mais alors pas du tout à jour dans les florilèges donc que c’est tout à fait normal que certains articles que je vous propose d’aller lire ont été publié il y a plus d’une semaine. Mea culpa!

florilège de la blogosphère #13

florilège de la blogosphère #13
source : http://farm8.staticflickr.com/7044/6868919801_cd7292ff75_z.jpg

Au sommaire : de la reum au yéfoi (hum), des p’tits coeurs, de la friperie et de la Bretagne!

  1. Sur « B comme Balthazar » : un article qui m’a beaucoup parlé (qui devrait te plaire Chat-mille) sur une question qu’on m’a déjà posé. Et sinon tu fais quoi de tes journées?
  2. Sur « Sous notre toit  » : un mode d’emploi bien pratique pour le porte-monnaie allégé et/ou les amateurs de chinage-vintage.
  3. Sur « Choupie-chat » : cette blogueuse arrive à voir plus de points positifs que moi et c’est (aussi) pour ça que j’aime ce qu’elle écrit! Desperate housewives power!
  4. Sur « La reine de l’iode  » : un peu d’amour dans la blogosphère. Coeurs sur vous … ❤
  5. Sur « Mum pas cap » : une recette d’un des mets bretons les plus fameux. Dédicace à l’amoureux, ce breizhou!

Et vous, qu’avez-vous lu?

Dites moi TOUT! 😀