3 mois plus tard … le retour

3 mois. Oui. 3 mois sans rien publier. 3 mois sans écrire et « surtout », 3 mois sans faire un tour sur hellocoton et lire mes blogueuses préférées, sans commenter. J’ai l’impression d’avoir quitté ce monde sans lui avoir dit au revoir. Ce blog, j’ai voulu le fermer mais … non car il y a deux ans après 6 mois d’absence j’étais revenue et bien revenue d’ailleurs, la maternité, la parentalité toussa toussa, j’avais envie d’écrire dessus et je me souviens que ça m’avait fait du bien. Mais aujourd’hui se tourne une nouvelle page. Je n’ai pas le temps, ou je m’organise mal, ou les deux. J’envie les parents qui bossent, ont l’air de bien s’occuper de leurs progénitures et tiennent dignement de super blogs! Comment faites-vous? Donnez-moi votre secret si ce dernier n’implique par de dormir 4 heures par nuit, en ce moment je n’en suis pas capable, besoin de repos. J’écris cet article d’une traite et je le publierai sans me relire car sinon ce ne sera qu’une énième tentative avortée de billet que je mettrais aux z’oubliettes.

3 mois. C’est long et court en même temps et pourtant, ma vie semble s’être accélérée à une vitesse folle. Je ne me plains pas. Loin de là. Disons juste que les priorités ont changé. Entre temps il y a eu un déménagement (pas très loin mais ça reste épuisant), un mariage (oui oui, je suis Madame), deux fractures de fatigue et donc un renoncement au marathon de Rotterdam, un sujet de mémoire validé, des exams, un p’tit bout qui grandit beaucoup trop vite, des recherches d’écoles maternelles etc.

DSC_0710.JPG

La semaine prochaine va annoncer le début de 5 mois épiques, des journées de 18 heures (oui oui), peu de repos (pour les braves). Sincèrement, j’ai peur. Peur de ne pas y arriver et surtout, peur d’y laisser des plumes, d’être trop à vif. En même temps, j’ai hâte, ce tourbillon d’activités me plaît et je sais que quand le mois de juillet arrivera, je soufflerai et les grains de sable de plages bretonnes se glisseront entre mes orteils. 5 mois : c’est long et c’est court.

Allez, à bientôt!

PS : je publie toujours sur instagram par contre 😀

 

Double face : sacré caractère!

Les enfants – comme les adultes d’ailleurs – sont dotés de différentes personnalités. Bébés, ils sont souvent à la limite d’adopter des comportements schizophréniques, se parlant à eux mêmes (« daaaadaaaa tatata flubululu! TA!« ) et surtout, changeant d’attitude heure après heure ou mieux encore : minute après minute.

C’est ainsi que mon adorable bambin, Boucle d’Or masculin, cette bouille d’amour peut se transformer en furie durant des minutes qui semblent s’étirer puis subitement, revenir à un état « calme ». C’est à n’y rien comprendre!

Miam!

                                       Miam!

Pour donner un aperçu, j’ai condensé en quelques exemples ce que peut donner une journée à côté d’un petit garçon de 14 mois qui a notamment hérité de Duracell comme surnom :

  • Réveil à 7 heures avec un joyeux concert de « tatataTA!« . Il m’attend tout sourire dans son lit, tend ses petits bras quand j’approche du lit.
  • Biberon. « Je veux. Je veux pas. Ah bah si en fait. Non j’ai changé d’avis. Oh une banane! Je la veux. Je vais la faire mienne. Enlève ce lait. « BA-NA!BANA! BAnaaaaaAAAA!« 
  • Je lui tends le précieux fruit jaune. Il sourit, mange seul, gazouille. Mince elle est finie. Il pleure. Biberon? Ouf, ça marche cette fois, il le goule en deux secondes.
  • Hum, je fronce le nez. Une odeur étrange qui manque de subtilité vient me chatouiller les naseaux***. Qu’est-ce? Ah.Zut. L’heure du premier change a sonné. Je m’arme de la ‘tut et de beaucoup de patience. Tenir un loustic qui refuse d’être changé, hurle, me tire les cheveux, donne des baffes : mieux qu’un café!
  • Couche changée, bébé habillé, la crise de niveau 2 sur l’échelle de résistance sonore est passée. Il me regarde béatement l’air de dire « Maman, t’es belle« . Je le câline il me dit :  » câla?« . Je fonds, je suis une guimauve qui se prend pour une maman.
  • 30 secondes plus tard, il essaie d’arracher mon piercing du dit naseau, je suis un peu moins ravie. Étrange non?
  • On se prépare à rejoindre ses copains. Il voit le porte-bébé : « atta, atta, atta« . Mais oui Nono, je vais te porter.
  • Il se colle à moi, ma glu, mon amour. Puis au bout de 500 mètres, il en a marre. Sauf qu’on n’est pas encore arrivé et que ce jeune homme ne sait pas encore marcher sur ses deux gambettes. Dans ce genre de moment je me répète en boucle comme un mantra :  » patience est mère de toutes vertus« . Essayez, ça fonctionne (un peu).
  • Ça y est! Enfin à destination! Il joue, tombe, pleure, rigole, se fait taper, tape, sourit, va dans les bras de tout le monde, voit des dattes ; « miam des dattes, je veux ça, bon, donne, esclave maman, miaaamammaamiaaaa » (oui mon fils mélange miam et maman, souvenir d’un allaitement « long » probablement). Il mange. 2 minutes de quiétude soit 2 heures dans une journée de parent « au foyer ».
  • « Oooooh un Toboggan, ça a l’air dangereux donc si je suis la logique des sophistes, tout ce qui est dangereux est chouette, le Toboggan est dangereux : le Toboggan est chouette« . Oui, il fait déjà de la philo à son âge …
  • Et ainsi de suite jusqu’à ce que patiemment son père réussisse à l’endormir vers … 21h45 :

pas ou peu de répit pour les braves!

Et vous, ça se passe aussi comme ça? Enfant double face?

Un standard se tient à votre écoute au 666 666 666

double face

*** Maman => lait => vache => naseaux