Quelle jolie petite fille (ou pas) !

Ceux qui me suivent au détour d’une ruelle sombre  depuis longtemps savent que je suis l’heureuse maman d’un pe-tit-gar-çon. Lire la suite

Publicités

Florilège de la blogosphère #5

Bonjour les crevettes grises (le gris est-il le nouveau rose?)

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais en ce moment je poste moins d’articles. Beaucoup moins en vérité! Est-ce l’arrivée de l’automne, un bébé souvent chronophage – et pas de crèche ni d’opportunités de travail à l’horizon – ou tout simplement un petit passage à vide? Je ne sais pas mais toujours et-il qu »en ce moment c’est un peu l’angoisse de la page blanche, tant pour ce blog que pour le site que nous avons monté avec une amie (ça s’appelle La Graffétaria, je vous en ai parlé lors du dernier Florilège). J’ai même zappé « Ce moment » la semaine passée parce qu’il n’y avait rien de spécial qui m’avait inspiré la semaine passée, c’est dire!

Cependant, je continue de vous lire, toutes et tous. Pour le coup ce n’est pas l’arrivée du froid de novembre qui a pu refroidir la plupart d’entre-vous. Il y a quelques jours j’ai même pu assister à des débats houleux à propos de sous-vêtements (oui oui!) avec échanges virulents entre blogueuses à la clé.

Aujourd’hui je vous propose une sélection qui, après réflexion est un peu moins colorée que d’habitude. C’est peut-être mon humeur actuelle qui me fait me tourner vers des choses un peu moins fun. Toujours est-il que la blogosphère fourmille d’articles de qualité et que ce n’est pas toujours évident d’en choisir 5 entre tous.

Au sommaire : des cookies – ceux qui se mangent, pas ceux du net – , le dernier film de Mélanie Laurent, un coup de gueule, un portrait d’ancien taulard et une fête de la … soupe (on n’arrête plus le progrès!)

  1. Sur « Branchés Culture » : une chronique de Respire, le dernier film de l’actrice-réalisatrice Mélanie Laurent. Je ne suis pourtant pas sa plus grande fan  mais cet article m’a donné envie de voir l’adaptation du livre d’Anne-Sophie Brasme. Si vous l’avez vu et/ou lu, qu’en avez-vous pensé?
  2. Sur  » Day2day » : une recette simple et légère de cookies! Scrountch!
  3. Sur « Papa Blogueur » : un article qui comme son url l’indique aurait pu s’appeler arrêtons de prendre les blogueurs pour des cons. Les expériences qu’il narre ne me sont jamais arrivées mais j’ai trouvé que cela reflétait plutôt bien le « côté sombre » de la blogo.
  4. Sur « Le blog de Romain » : un portrait très touchant de François Troukens; de l’ombre à la lumière
  5. Sur « Culture Foood » : on nous présente la quatrième édition d’une fête quelque peu étonnante qui se passe à Paris : la fête de la soupe!

Et vous, qu’avez-vous lu et aimé cette semaine?

Pas assez ceci ou trop cela : je suis maman.

  • « Et c’était voulu? »
  • « Vous êtes si jeune quand même … »
  • « Pourquoi ne pas avoir attendu d’avoir un vrai travail? »
  • « Et sans votre mastervous allez faire comment? »
  • « Du coup, vous restez toute la journée à ne rien faire ? »
  • « Vous êtes mariés? »

Il n’y a pas si longtemps,  je parlais de l’art de se justifier dans cet article.
J’ai l’impression de ne rien faire comme il faut ou plutôt de ne pas correspondre à des critères établis par je ne sais qui! Comme d’autres blogueuses que je lis depuis quelques temps (peut-être qu’elles se reconnaîtront) je suis certes, jeune. Entendons par là que je n’étais pas née lors de la chute du mur de Berlin mais que je ne suis pas non plus mineure. J’ai eu le temps d’obtenir un bac+3 il y a deux ans de cela, de voyager, de travailler depuis quelques années déjà, d’être en couple depuis presque 7 ans et … d’avoir un bébé.
Alors, pour mettre les points sur les « i » :

  • Oui, j’ai arrêté mon master car une cinquantaine d’heures de cours, de TP plus les stages et un mémoire à écrire ça faisait un peu trop à gérer pour mon petit corps frêle en plus d’une grossesse.
  • Oui j’aimerais bien dans un futur proche faire autre chose que serveuse/vendeuse si possible.
  • Oui c’était voulu et plus encore!!!!
  • Non je ne passe pas mes journées à ne rien faire, je m’occupe d’un bébé connasse (oups ma langue a fourché) et non ce n’était pas mon rêve d’enfant d’être, le temps de quelques mois, femme au foyer.
  • Et non, nous ne sommes pas passés devant l’autel (le jour où je me marie c’est que j’ai assez d’argent pour faire une maxi smala de fouuuu et inviter beaucoup des tas de gens!)

Je pense à la femme de 38 ans à qui on dit qu’elle est trop âgée pour un premier enfant, je pense à celles qui ont décidé de ne pas avoir de bébés à qui on ne cesse de demander « pourquoi! », je pense à celle qui met son travail avant sa famille le temps d’une mission, je pense à celle qui à 6 enfants par choix … quoi qu’on fasse, quoi qu’on choisisse, on sera toujours « la pas assez ceci » ou « la trop cela »  de quelqu’un.

Je ne me voile pas la face, je sais que ça ne va pas être évident de trouver le travail de mes rêves en annonçant dès le départ que j’ai un petit bout et plus d’expériences universitaires que professionnelles dans le domaine qui est le mien. C’est sûr que parfois j’aimerai, le temps d’une soirée, renouer avec mon ancienne moi, faire la fête comme avant (mais j’allaite) puis je me dis que finalement, ne pas avoir de gueule de bois mais une gueule d’ange qui fait des « aguuueuh » et des beaux sourires à la place c’est pas si mal.

 

Pas assez ceci ou trop cela : je suis maman.

Pourquoi je n’ai pas fait les soldes

Ça y est, les soldes estivales sont enfin finies! Ouf ! Pourquoi ce soulagement vous demandez-vous ? Parce qu’enfin, les rues retrouvent une apparence normale. Parce qu’enfin je ne suis plus tentée par des offres aux allures alléchantes. Parce qu’enfin, les affiches “-70%”, “dernières démarques”, “tout doit disparaître !” ont disparu des vitrines.

Il ne reste plus que des mannequins nus. Vierges de toute saison durant quelques jours avant d’être vêtus aux couleurs de l’automne, puis aux prémices de l’hiver. Trêve de poésie !

Des papillons dans le porte-monnaie :

Sans surprise, la première et la plus évidente des raisons est financière.

Eh oui ! Venant d’accoucher, une majeure partie du budget est partie non pas en articles de puériculture comme on pourrait le croire, mais en billets de train et en pleins d’essence pour présenter le nouveau venu à la famille. La privatisation des chemins de fer et les conflits au Moyen-Orient ont donc eu raison de ma garde-robe (je plaisante).

Dis-moi ce que tu as dans ta garde-robe et je te dirais…

Que tu as bien assez de vêtements ! Sauf exception – et je ne serai pas celle qui confirmera la règle – je ne connais aucune fille n’ayant pas un dressing légèrement trop fourni. Nous avons trop et pourtant, nous soutenons toujours que nous n’avons pas assez, que nous n’avons rien à nous mettre. 12 robes, 20 débardeurs, autant de t-shirts et de blouses, 5 jupes, 7 blazers, 6 paires de jeans (chiffres donnés à titre indicatif) et j’en passe ! Les penderies explosent, les étagères croulent, sans compter les chaussures, les sacs-à-mains ainsi que les accessoires. Cependant, nous ne sommes jamais rassasiées, il semblerait qu’aucun achat ne puisse nous faire parvenir à une satiété vestimentaire.

 

Sortez du moule !

Sans rentrer dans des considérations politico-économiques, ce sont les règles du jeu de l’industrie de la mode que nous appliquons à la lettre en achetant des vêtements de manière excessive au minimum deux fois par an. S’offrir de nouveaux vêtements pour être “tendance” est presque devenu une obligation. Certes, les goûts et les couleurs sont dans la nature – ou dans les magazines féminins pour le coup – mais quid du color block fluo, des sneakers compensées ou de l’imprimé léopard décliné sous toutes les couleurs ?

J’avoue préférer d’abord m’habiller avec ce qu’on me donne ou m’offre, en faisant les boutiques de seconde main, les magasins de dégriffes et le cas échéant, si je ne trouve pas ce qu’il me faut, me rendre dans une enseigne de prêt-à-porter.

Un ras-le-bol de la surconsommation

Je me doute bien que tout le monde ne ressent pas forcément le besoin de faire la fourmi et de stocker comme si demain toutes les usines de textile allaient disparaître. Cependant, est-ce nécessaire d’acheter une paire de chaussures (qui vaut 5 euros à la fabrication) 20 euros sous prétexte “qu’elle est à moitié prix et que, tu comprends, je ne peux absolument pas manquer cette occasion car c’est l’affaire du siècle” ?

Le « bon » réflexe ne serait-il pas de d’abord faire une revue totale de sa garde-robe avant de foncer faire de nouvelles emplettes ?

Pour conclure, je préfère m’offrir une fringue coup de cœur, pas forcément à un prix “avantageux” mais que je porterai longtemps plutôt que d’acheter 5 pièces que je ne porterai que deux fois et dont je finirai par me lasser (bien sûr, je n’exclus pas qu’on puisse avoir un coup de coeur sur une fringue soldée :)).

Et vous ? Soldez-vous ? Si non, pour quelles raisons ?

 

article publié sur SO BUSY GIRLS