Et tu as eu trois ans

« il a quel âge le bonhomme? » « Tu as quel âge petit? »

La réponse ne se fait pas attendre, cinglante : « je suis pas petit, j’ai crois ans » (il mime avec ses doigts 4 puis plie le quatrième avec sa main droite) « ça c’est crois« .

Lui qui hier était encore si petit, si frêle à la naissance, pourtant né à terme. Lui qui nous as fait la nuit dure pendant une petite mais longue année. Lui qui aura vu apparaître mes premiers cheveux blancs, mes premières rides. Lui qui m’aura fait pleurer de rire, pleurer de rage, pleurer d’incompréhension, pleurer de bonheur et de fierté. Lui qui m’aura fait rire surtout. Cette bille de clown (« c’est une blaaaaague maman, une blaaague!), ce petit cheyenne, cet éclair dans l’orage, cet esquif solide dans la tempête des émotions qui parfois le font chavirer. Ces colères sont la plupart du temps aussi courtes que ces éclats de rire durent.

Il est vif ; entier ; vivant : dense : mon fils, mon Nono, mon amour, ma flamme.

Je t’aime p’tit gars.

 

 

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Il y a 3 ans et quelques jours … ❤

 

NB : texte écrit d’une traite sans correction comme à l’accoutumée. 

Je plaide coupable!

 

Quand j’étudie, je culpabilise de ne pas m’occuper de mon fils.

Quand je m’occupe de mon fils, je culpabilise de pas étudier.

Quand je fais du ménage/rangement/de la cuisine (rayez la mention inutile), je culpabilise de ne pas jouer avec lui.

Quand je joue avec lui, je culpabilise de ne pas travailler.

Quand je travaille, je culpabilise de ne pas étudier.

Quand je n’étudie pas, je culpabilise de souffler deux minutes.

Quand je souffle deux minutes, je culpabilise.

Quand je mange un truc gras, je culpabilise de manger ça.

Etc.

ET CA N’EN FINIT PAS! Mais comme dirait l’autre, les journées n’ont que 24 heures et je dois apprendre à vivre le moment présent!

Et vous, vous culpabilisez autant (et tout le temps)?

(Oui oui, vous n’hallucinez pas, plus de 6 mois après, je reviens avec un brouillon de rien du tout mais qui explique – un peu – les raisons de mon absence et encore une fois chapeau bas à celles qui gèrent TOUT ça, moi, je n’y arrive pas/plus/pas encore)

2 ans de toi, 2 ans déjà!

Aujourd’hui mon p’tit gars, mon p’tit pirate a 2 ans. Environ 17250 heures qu’il est venu au monde … et comme beaucoup de parents, j’ai l’impression que c’était hier. Il y a 2 ans, je le regardais dormir, poings fermés dans son petit lit. Il y a 2 ans il n’avais pas encore de prénom, on hésitait entre 3 … « Baby Boy » était inscrit sur la porte de sa chambre, il nous a fallu 3 jours pour nous décider. Petit N. qui n’est plus si petit d’ailleurs. Je l’appelle encore mon bébé, et pourtant, il n’en n’est plus un. C’est un enfant, avec son caractère. Une tempête certains jours, qui crie, qui tape du pied, qui griffe et qui mord, qui a « le diable au corps » dixit une de ses puéricultrices. D’autres jours, c’est un chamallow, une crème d’amour, un câlineur de première classe, qui me pousse vers son père en me disant « bijou papa? ». Oui j’embrasse ton père, oui on s’aime, oui on t’aime. On t’aime tellement que tu aurais pu t’appeler Aimé ou Désiré 🙂

Tu aimes cuisiner, pour de faux mais aussi pour de vrai, tu aimes faire de la « piture » offerte par ta Mana (sa grand-mère), tu aimes danser sur de l’électro ou du hip-hop, tu adores mettre tes « flards » et tes « papos » (comprends foulards et chapeaux), tu aimes signer tous les mots qu’on t’apprend (surtout la pluie ^^), tu as peur des chiens mais tu as envie de les approcher tant que tu restes accroché à ma jambe, tu n’aimes pas qu’on te laisse à la crèche, mais tu n’aimes pas en partir, tu as trois « amoureuses ».

Petit clown, petit toi, petit nous :

bon anniversaire!

Grandis, vis, expérimente, souris, pleure, crie, mange, aime!

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Quelques jours seulement …

NB : texte non-relu et publié tel quel 😉

Double face : sacré caractère!

Les enfants – comme les adultes d’ailleurs – sont dotés de différentes personnalités. Bébés, ils sont souvent à la limite d’adopter des comportements schizophréniques, se parlant à eux mêmes (« daaaadaaaa tatata flubululu! TA!« ) et surtout, changeant d’attitude heure après heure ou mieux encore : minute après minute.

C’est ainsi que mon adorable bambin, Boucle d’Or masculin, cette bouille d’amour peut se transformer en furie durant des minutes qui semblent s’étirer puis subitement, revenir à un état « calme ». C’est à n’y rien comprendre!

Miam!

                                       Miam!

Pour donner un aperçu, j’ai condensé en quelques exemples ce que peut donner une journée à côté d’un petit garçon de 14 mois qui a notamment hérité de Duracell comme surnom :

  • Réveil à 7 heures avec un joyeux concert de « tatataTA!« . Il m’attend tout sourire dans son lit, tend ses petits bras quand j’approche du lit.
  • Biberon. « Je veux. Je veux pas. Ah bah si en fait. Non j’ai changé d’avis. Oh une banane! Je la veux. Je vais la faire mienne. Enlève ce lait. « BA-NA!BANA! BAnaaaaaAAAA!« 
  • Je lui tends le précieux fruit jaune. Il sourit, mange seul, gazouille. Mince elle est finie. Il pleure. Biberon? Ouf, ça marche cette fois, il le goule en deux secondes.
  • Hum, je fronce le nez. Une odeur étrange qui manque de subtilité vient me chatouiller les naseaux***. Qu’est-ce? Ah.Zut. L’heure du premier change a sonné. Je m’arme de la ‘tut et de beaucoup de patience. Tenir un loustic qui refuse d’être changé, hurle, me tire les cheveux, donne des baffes : mieux qu’un café!
  • Couche changée, bébé habillé, la crise de niveau 2 sur l’échelle de résistance sonore est passée. Il me regarde béatement l’air de dire « Maman, t’es belle« . Je le câline il me dit :  » câla?« . Je fonds, je suis une guimauve qui se prend pour une maman.
  • 30 secondes plus tard, il essaie d’arracher mon piercing du dit naseau, je suis un peu moins ravie. Étrange non?
  • On se prépare à rejoindre ses copains. Il voit le porte-bébé : « atta, atta, atta« . Mais oui Nono, je vais te porter.
  • Il se colle à moi, ma glu, mon amour. Puis au bout de 500 mètres, il en a marre. Sauf qu’on n’est pas encore arrivé et que ce jeune homme ne sait pas encore marcher sur ses deux gambettes. Dans ce genre de moment je me répète en boucle comme un mantra :  » patience est mère de toutes vertus« . Essayez, ça fonctionne (un peu).
  • Ça y est! Enfin à destination! Il joue, tombe, pleure, rigole, se fait taper, tape, sourit, va dans les bras de tout le monde, voit des dattes ; « miam des dattes, je veux ça, bon, donne, esclave maman, miaaamammaamiaaaa » (oui mon fils mélange miam et maman, souvenir d’un allaitement « long » probablement). Il mange. 2 minutes de quiétude soit 2 heures dans une journée de parent « au foyer ».
  • « Oooooh un Toboggan, ça a l’air dangereux donc si je suis la logique des sophistes, tout ce qui est dangereux est chouette, le Toboggan est dangereux : le Toboggan est chouette« . Oui, il fait déjà de la philo à son âge …
  • Et ainsi de suite jusqu’à ce que patiemment son père réussisse à l’endormir vers … 21h45 :

pas ou peu de répit pour les braves!

Et vous, ça se passe aussi comme ça? Enfant double face?

Un standard se tient à votre écoute au 666 666 666

double face

*** Maman => lait => vache => naseaux

L’allaité, fini à l’été *** : une seinte histoire

L’allaitement.

Un mot qui aussi inoffensif soit il peut créer un nombre incalculable de débats. Quand on y pense, tout ceci pour une histoire de sein… Là n’est pas la question.

Sur ce blog, je n’ai jamais vraiment parlé de ce sujet. Tout simplement parce que je ne trouvais pas l’intérêt d’évoquer la relation nourricière tout à fait naturelle que mon fils entretenait avec mes seins (ou plus exactement UN sein à partir du 8ème mois). Si j’avais fait le choix de l’allaiter avec un biberon (car oui si on regarde la racine du mot, allaiter veut simplement dire « donner du/de son lait » ; ce que fait toute personne qui s’occupe d’un bébé que ce soit mamairement ou biberonnesquement) je n’en n’aurais pas fait une sinécure donc pourquoi ramener ma fraise – en l’occurrence ma poitrine – pour si peu?

L’ALLAITÉ, FINI À L’ÉTÉ *** : UNE SEINTE HISTOIRE

L’ALLAITÉ, FINI À L’ÉTÉ *** : UNE SEINTE HISTOIRE

Pourtant, il y a 5 jours à peine, l’allaitement s’est fini. J’aurais pu écrire, « comme il a commencé » mais ce serait faux. Cette aventure a en effet débuté dans la douleur. Pendant près de trois semaines : montées de lait douloureuses, peu de prise de poids donc stress donc … baisse de la lactation etc. Cependant, j’ai tenu bon. J’étais pourtant réticente, 1 mois avant d’accoucher je ne voulais pas allaiter, le biberon me convenait très bien, j’allais pouvoir reprendre mon rythme de fêtarde. Une sage-femme a réussi à me convaincre d’essayer, ce que j’ai donc fait dès sa venue au monde.

Puis, je me suis que j’irai jusqu’à 3 mois, puis chemin faisant 6 et 9, pourquoi ne pas aller jusqu’au premier anniversaire. Et là, à ses 12 mois, j’ai ou plutôt nous, d’un commun accord avec mon amoureux, avons pris la décision de sevrer le petit bout en douceur pour arriver à stopper l’allaitement au mois de septembre. Nous nous donnions donc 3 bons mois pour arriver à nos fins.

L’ALLAITÉ, FINI À L’ÉTÉ *** : UNE SEINTE HISTOIRE

L’ALLAITÉ, FINI À L’ÉTÉ *** : UNE SEINTE HISTOIRE

De 6 tétées, je suis d’abord passée à 3 (4 les mauvais jours). Tout se passait très bien comme ça, le fiston ne réclamait pas plus. Puis est arrivé le mois de juillet, les vacances, les découvertes de nouvelles saveurs. En une semaine je suis arrivée à seulement 2 tétées puis 1. Entre temps, nous avions essayé différents laits de substitution essuyant quelques échecs. Lait maternisé (on me souffle dans l’oreillette que désormais il faut dire lait infantile) : NIET. Lait de vache : NON. Lait de chèvre : BEEEEK. Lait d’amande : NEIN.

Arrivés à ce point, nous commencions à nous demander si le petit allait accepter un lait autre que celui de sa génitrice auquel cas, j’aurais pu rebrousser chemin, re-augmenter le nombre de tétées et en avant jusqu’au soufflage de la deuxième bougie. Ma jolie-maman me suggère alors un autre lait végétal : celui à base d’avoine! Banco, il goule 250 ml avec un plaisir non-feint. Pareil avec celui à base de noisette ou encore le lait de riz (nous voulons en effet alterner pour qu’il y ait différents apports en plus des laitages d’origines animales qu’il mange avec plaisir au goûter ou au petit déjeuner), un régal!

L’ALLAITÉ, FINI À L’ÉTÉ *** : UNE SEINTE HISTOIRE

L’ALLAITÉ, FINI À L’ÉTÉ *** : UNE SEINTE HISTOIRE

Venons-en maintenant aux questions qui fâchent :

  1. Comment as-tu pu allaiter siiiiiii longtemps?

Alors soyons clairs ; à mes yeux 14 mois c’est pas grand chose. C’est déjà bien mais quand je regarde mon fils, je vois encore un tout petit bébé qui a besoin de sa maman. J’ai fait ce choix en grande partie par flemme et par économie. Ensuite ça a été du confort, des câlins, un côté pratique aussi. C’est sûr que j’aurais aimé refaire la fiesta un peu plus tôt mais je voulais offrir ça à mon fils car je ne sais pas si pour le deuxième, les conditions seront réunies pour « tenir » aussi « longtemps ».

  1. Pourquoi tu arrêtes déjà, tu ne veux pas allaiter jusqu’au sevrage naturel?

Le vrai sevrage naturel, très peu pour toi. J’ai beaucoup d’affection quand je vois des petits de 3 ans encore au sein mais ce n’est pas que je souhaite. J’ai en grande partie arrêté car mon fils me mordait trop très régulièrement, me griffait et il commençait à me donner des tapes pendant les tétées. Ces moments câlins étaient devenus des corvées et comme on le dit souvent :  « mieux vaut donner le biberon avec amour que le sein à contre-cœur ».

Il est aussi vrai, que faire la fête avec les copains me manquait un peu trop. Certain(e)s me trouveront égoïste, tant pis pour eux :p

Voilà, vous savez tout ou presque car 14 mois d’allaitement c’est aussi :

  • Plus de 2350 tétées
  • 3 soutiens-gorge bien moches mais super pratiques
  • des coussinets les 6 premiers mois
  • du lait pour nourrir des jumeaux
  • des nuits hachurées toutes les deux heures au début
  • un tire-lait qui te fait ressembler à une vache (c’est joli un bovidé, non?)
  • de la lanoline, des téterelles, des coupes récupératrices … du glamour!
  • …. beaucoup d’amour!
http://kenanice.wix.com/gwenael-laroche

L’ALLAITÉ, FINI À L’ÉTÉ *** : UNE SEINTE HISTOIRE
@Gwenael Laroche

*** lacto-poésie