Cadavre exquis (le retour) #5

Pour ceux qui ne connaissant pas le concept, voir : cet article 😉

Attention : texte déconseillé au moins de 15 ans 

Je met cette mise en garde car certains passages peuvent êtres violents ou sexuels. Il faut avoir un certain sens de l’humour pour lire les mots qui suivent …

Participants

Jaune
Zazel
Toon
Cosmo

NB : les mots souligné représentent le bout de texte laissé à la personne suivant

Là. Ici et maintenant, sur la plage. Il y a de l’amitié, de l’amour et de la vie champêtre, c’est comme voir un visage en forme de pomme ridée qui vous souris déjà alors que vous êtes occupé à sortir vos oreilles de ce qui s’avéra être le vagin de votre même! 

– Forcément puisque c’est elle qui m’a donné naissance. Je ne vois pas où est le problème?!
– Ok d’accord, si tu l’dis. N’empêche que je trouve ça sale.
– C’est toi qu’est sale !!
– « TA GUEULE! » répondit Raymond, en proie à une excitation inhabituelle

Le boudhiste qui attendant tranquillement, à la station de bus lève un doigt et pointe l’horizon, et du haut de sa sagesse, déclare :  » il neigera demain  » disent-ils toujours dans ces cas là. Comme si cette simple phrase suffira à nous faire oublier qu' »on perd « not’ vie à la gagner » on perd notre temps on s’enlise, nous sommes nos propres esclaves, aucun sens, du vide, de l’absolu? Schopenhauer était tout à Florence, se faisant humecter les couilles avec de la lavande bio. C’était une scène « très moyenne », pour le dire avec le vocabulaire lambda. Alors, alors, alors, alors, alors, alors … Putain! J’avais tellement envie d’elle. Je l’ai prise comme un sauvage, mode barbare, à même la ville, devant tout le monde, sur le pont … elle était là dans sa belle robe, sous la pluie, les lumières d’un bateau mouche découpais les ombres de sa silhouette cambrée telle une ouevre de la renaissance du papillon, la momification des morts, le deuil des idées ou encore … la fin des haricots. Aucun rapport avec la choucroute, non? Tout en pensant cela, je réalisais que je me faisais prendre en bouche par un être vivant qui, même si je ne saurais deviner son identité du fait de l’obscurité, avait les dents longues et le gosier exercé. N’en pouvant plus, je déchargeais, les yeux révulsés et m’endormis sur le sol. DODO DONC.

Voilà, c’était le dernier cadavre exquis d’une petite série, les prochains (si prochains il y a) seront peut-être écrits avec d’autres participants. C’est ça tout le côté ludique de ce jeu, tout peut changer en fonction des personnes, du moment … à suivre donc 🙂 et je finis avec une petite vidéo dont est sortie la citation :  » on perd not vie à la gagner ». Bon week à tous! 

Cadavre exquis (le retour) #4

Pour ceux qui ne connaissant pas le concept, voir : cet article 😉

Attention : texte déconseillé au moins de 15 ans 

Je met cette mise en garde car certains passages peuvent êtres violents ou sexuels. Il faut avoir un certain sens de l’humour pour lire les mots qui suivent …

Participants

Jaune
Zazel
Toon
Cosmo

NB : les mots souligné représentent le bout de texte laissé à la personne suivant

Elle s’évanouit. Elle était pâle, presque translucide, sa robe de nacre la faisait paraître fantomatique. Livide, elle restait belle : envoûtante. Il en va de même pour toutes ces ballades dilettantes. Le simple plaisir d’être expectatif. Expectatif, c’est français ça? Je t’emmerde avec tes mots barbares, tu te crois encore sous le régime ottoman? En même temps, c’est vrai qu’ils ont inventé  tout ce dont nous pouvons avoir besoin en fonction des critères imposés par la société, à savoir le PLAISIR, le SEXE, la DUPLICITÉ, la RANCŒUR, les MARLBORO,  le JAZZ, la BOULIMIE et pour finir, la SUEUR! On pue, on sue, on vibre. Chaque seconde, chaque fragment de notre vie nous rappelle notre humanité, notre manque d’éternité. Le temps s’écoule, on s’effraie des années qui passent. TIC-TAC, TIC-TAC … le balancier de la pendule découpe des fines tranches dans le jambon du temps. Le temps? LE TEMPS? Mais qu’est-ce que c’est d’abord, hein? Qu’est-ce que tu sais de tout ça? T’es Bouddha toi? Le néant est synonyme de source. La source est en chacun de nous. Nous sommes tous UN, tout en étant le Tout de chacun de nous! Il se devait de les représenter. Tous. Chacun d’entre eux. Un par un. C’était plus qu’un  devoir, c’était une obligation. Ce n’était pas un appel, mais une apnée :
l’apnée du soleil. Après tout, il fallait bien que ça rrive un jour, la nuit, le vide, le froid, porte ouverte sur un autre monde, plus minéral : le lien entre la lumière et l’obscurité? Je me meus dans le silence et l’obscurité, cela n’est pas angoissant mais étonnamment  calme. Des spectres surgissent furtivement de l’horizon, et des formes de façon fantomatiquesdes airs scintillants comme autant de poules péteuses nourries de néons branchés sur 240. Je suis technicien depuis mes premiers boutons pré-pubères  et je peux te certifier que si tu jours le jeu, la roulette sera avec toi, divinations des Mages-Hasards, vieux géants juchés sur des échasses, riant de nos doutes comme de nos firetés, comme autant de petits flashs microscopiques => VIE DE VERS FLUORESCENTS DANS UN TAS DE MERDE INFINI …

Cadavre exquis (le retour) #3

Pour ceux qui ne connaissant pas le concept, voir : cet article 😉

Attention : texte déconseillé au moins de 15 ans 

Je met cette mise en garde car certains passages peuvent êtres violents ou sexuels. Il faut avoir un certain sens de l’humour pour lire les mots qui suivent …

Participants

Jaune
Zazel
Toon
Cosmo

NB : les mots souligné représentent le bout de texte laissé à la personne suivant

Je crie, c’est la première fois que j’entends ma voix. J’ignorais d’ailleurs que j’en avais une. C’est nouveau. agression. La lumière me déchire les yeux. Je veux retourner à l’intérieur. J’ai peur. Je suis né.
L’appréhension, la curiosité, l’espoir et surtout la découverte de la déception de l’attente est longue, sur le front de mer, je compte les dauphins qui surgissent, qui sautent dans un ciel émaillé ; je considère leur bonheur, leur insouciance. Pourtant, ils sont si intelligents ; il paraît. Est-ce possible d’être si heureux en étant si intelligent ? Le temps passe, mon attente se prolonge. Des nuages se forment, et Dieu m’apparaît. C’est un homme. énorme bien sûr, mais il me parle pourtant. Je n’y comprends rien mais demeure abasourdi. Mon expression devait ressembler au visage d’un homme qui se faire cureter l’hypothalamus, la boîte crânienne entrouverte, pour se faire retirer un vers => l’alexandrin.
BOUCHE!BOUCHEE!BOUCHERIE !!!
Bouche béate et balbutiante, elle boit sa bière sans balbutier. Bébé boit. Bébé femme se bute au barman. Elle babille, elle balance des bobards. Elle bavarde, elle rembarre. Elle bouge de ce bar. Elle se blesse. Que faire, tout ce sang qui jaillit exacerbe mes capacités à oublier ma condition. Ses peurs ; sa souffrance me donne les moyens de m’oublier entièrement. Laisser couler, les bras ouverts, les doigts écartés, sentir le fluide universel qui coule de tes mains, la douceur inavouée de son gland au firmament, illuminant littéralement maman qui faisait la moue, de dégoût, de voir sa fille prendre autant son plaisir. Pour la refroidir, elle sortir son adage ancien : «A quoi bon ? Mieux vaut être réaliste à l’extrême, nous sommes déjà morts ! ». La fille se délecta, sans sourcilles, de la liqueur âcre qui s’écoulait, épaisse, du trou de l’inconnu. C’est flippant. Pourtant on le cherche, tout le temps. Il est excitant , tremblant.
Il nous fait BANDER !Après tout, le cycle de la vie ne se résume-t-il pas à ça ?

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Cadavre exquis (le retour) #2

Pour ceux qui ne connaissant pas le concept, voir : cet article 😉

Attention : texte déconseillé au moins de 15 ans 

Je met cette mise en garde car certains passages peuvent êtres violents ou sexuels. Il faut avoir un certain sens de l’humour pour lire les mots qui suivent …

Participants

Jaune
Zazel
Toon
Cosmo

NB : les mots souligné représentent le bout de texte laissé à la personne suivant

Bob remit son froc après s’être satisfait. Avant de quitter les lieux, il jeta un œil vers ce corps maintenant inerte, affalé sur le lit après tant de gymnastique, silencieuse mais chargée de rumeur – une rumeur de pleurs dû à la solitude, celle, la pire, amplifiée par un coït mécanique, « couic-couic », histoire de se huiler les vices pour mieux supporter les bruits de ses plaques asymétriques qui grincent, couinent, os du cœur qui palpitent pour un rien et vous font HONTE!
CASSIOPÉE? Oui. Son « W’ m’enchante, ses courbes m’excite, sa langue m’affole. Une déesse enfermée dans une constellation par châtiment. Elle était ma promise, mon élue, je l’ai perdu; à jamais. Enfermée dans la galaxie. Était-ce encore une de celle cachée dans la poche d’un individu louche, vraiment il me regardait bizarre ce gadjo. Ce que je trouvais vraiment bizarre, plus que tout, c’était sa peluche en ressorts qu’il tenait à la main droite et qui avait ce sourire inquiétant. Un diable en peluche esquissa un swing du haut de son promontoire, se léchant les phalanges, il déclara : » gens, je vous aime! Moi, démon, je ne vis que pour votre désir! Aussi, j’ai besoin de vous! Pensez PUBIS, CLITORIS, bien mal vous en fisse, il faut savoir se laisser fister par sa mémoire biologique et sucer des chromosomes! 
Avant, je préférais les réglisses ou les pastilles à la menthe. Mais depuis peu, j’ai découvert le ChromoZaX. Un bonbon à base de chromosomes. X ou Y. Y’a même le 21, si tu veux délirer un peu. Ca coûte cher : je suis addict.
Mais c’est tellement bon.
Ensuite, l’oubli. Se laisser là, vaporeux comme un frêle esquif ballotté au gré de ses élucubrations de notre petit moi.
Notre petit moi? Mais il y en a assez de cette modestie! Putain mec on est des seigneurs! Il faut pas l’oublier putain, ça suffit de croire qu’on est des nains sur un caillou perdu, on a une putain de puissance, on devrait construire des galaxies! Je débouchai le trou de balle de ma mie et dans un « plop » éteint et grotesque, ma vie prit une direction autres. Les galaxies très bien mais le méthane lourd, sur du parchemin à dérouler. IMAGINEZ! Ce jambon du temps! Martinou! Se faire interdire de péter! Alors qu’on est fonctionnaire!!IMAGINEZ!! Le kiff. Ou pas. Horaires de bureau. RTT. Lassitude. Ennui?

Cadavre exquis (le retour) #1

Définition donnée par wikipédia :

« Le Dictionnaire abrégé du surréalisme donne du cadavre exquis la définition suivante : « jeu qui consiste à faire composer une phrase, ou un dessin, par plusieurs personnes sans qu’aucune d’elles puisse tenir compte de la collaboration ou des collaborations précédentes. »

Ce jeu littéraire a été inventé à Paris, au 54, rue du Château, dans une maison où vivaient Marcel DuhamelJacques Prévert et Yves Tanguy 1. Le principe de ce jeu était que chacun des participants écrive à tour de rôle une partie d’une phrase, dans l’ordre sujet-verbe-complément, sans savoir ce que le précédent a écrit. La première phrase qui résulta et qui donna le nom à ce jeu fut « Le cadavre – exquis – boira – le vin – nouveau. »

Il n’était au départ qu’une activité ludique, selon André Breton : « Bien que, par mesure de défense, parfois, cette activité ait été dite, par nous, “expérimentale”, nous y cherchions avant tout le divertissement. Ce que nous avons pu y découvrir d’enrichissant sous le rapport de la connaissance n’est venu qu’ensuite. » (Médiumno 2, 1954) »

Attention : texte déconseillé au moins de 15 ans 

Je met cette mise en garde car certains passages peuvent êtres violents ou sexuels. Il faut avoir un certain sens de l’humour pour lire les mots qui suivent …

Participants

Jaune
Zazel
Toon
Cosmo

NB : les mots souligné représentent le bout de texte laissé à la personne suivant

Il pleuvait depuis des jours maintenant. Je ne supportais plus rien sauf le contact de l’oreiller avec une de mes oreilles. Mon corps me faisait mal, comme un poids qui alourdit l’âme; une âme qui pourrait voler, voleter, nager dans l’éther de l’univers, libre comme un oiseau chanteur qui ferait révérence à l’univers par une simple courbette des plus majestueuses et discrète. Je me lève à grand peine. J’ai mal, mon dos me fait souffrir le martyr; j’ai été tabassé pendant 48 heures et pourtant, ce n’est pas mon corps qui me fait le plus souffrir. J’ai l’âme  en mille morceaux. Je suis vivant mais ils m’ont tuéEt alors que se passe-t-il ensuite, un squelette étriqué armé d’une faux rouillée me montrera le chemin à suivre? Parce que là, j’ai pris à droite, mais je suis tombé sur une caserne où il y avait des militaires en train de se prendre, c’était dégueulasse. J’ai alors fait demi-tour, mais je suis tombé sur une vieille au regard torve, elle ressemblait à une sorcière, affublée de ses tissus moirés de  poussière, comme un air que chanterait une toile d’araignée au rythme des pattes de l’araignée, se précipitant sur sa proie : une mouche remuant vers la mortIl savait que c’était un voyage sans retour. Un ticket en seconde classe. Direction : la fin. This is the end my friend. Chacun son tour. T’as passé le tien, t’as perdu, t’as plus le droit au jokerLe sourire découpé d’une oreille à l’autre, les yeux de celui qui vient d’avaler une plaquette de LSD avec une seule idée de te jouir en bouche, je sais, c’est sale, t’as raison, je regarde trop de porno, je suis qu’un con, mais t’es quand même bonne, salope. Y’a qu’à te regarder chalouper comme une chienne, tu tangues des hanches, chaude, chaude, CHAUDE hhheiiin? Ton haleine sent le foutre virtuel, potentiel, comme un vide qui te modèlerait de l’intérieur. BITE. Voilà le talisman autour duquel toute ta personnalité se love comme un ver autour d’un peu de terre moite. 

Il rêve, se glisse insidieusement, notre cerveau est sa boîte.
Puis, il part, on s’échappe, il rugit, déchiré, il boîte.
Le IL est moite. Après tout, c’est pas étonnant, vu sa soirée d’hier soir …

Cadavres z’exquis

Le concept : on prend un bout de papier, on se met à écrire puis on plie la feuille en ne laissant qu’un mot de liaison, un connecteur logique apparaître. Voici ci-dessous quelques exemples écrit durant les festivités par 5/6 personnes.

 

Expérience n°1

J’aime pas Noël, depuis tout petit déjà, il avait compris qu’il était trop tard, qu’il ne la reverrait plus à moins que la température s’affale largement au dessous de 0°c alors là, euh ah oui, en fait ben le loup il est sorti et là il a fait « bouh ». Alors là  je ne vis plus le chemin devant nous. C’était le brouillard, le noir total, l’épouvante épouvantable et pourtant ça partait bien, il y avait de bonnes ondes, on allait s’éclater, c’était spur et certain. Pourquoi donc en parler encore et encore, ça me soûle. J’en ai marre de ne pas arriver à la fin de cette histoire de ouf. Il faudrait que je me souvienne pourquoi, mais pourquoi? Malgré toutes les apparences je suis au regret de vous dire que c’est fini.

 

Expérience n°2

Ce soir le pain a été presque complétement mangé par là compagnie des esquimaux à pagnes jaunes parce qu’ils sont plus petits que  les chimpanzés qui vivent dans la forêt. Sans transition. Le garde-champêtre avait trop bu ce soir-là ; impossible de retrouver sa cahute. Il sillonnait entre les pins et les platanes quand soudainement, c’est y pas possible, un caïman s’est jeté sur l’individu lambda. J’imagine que si on croit la conjoncture, c’est un fait extraordinaire, mais pourtant il en avait été décidé autrement, les astres étaient favorables à la clémence et à la paix tandis que l’ombre s’approchait il se mit à courir. Puis trébucha, se releva, reprit son souffle. A ce moment là j’eus un frisson, une sorte de soubresaut terrifiant, j’ai même hurlé ARGGGG!!

 

Expérience n°3

Elle croqua dans la pomme, un verre en sorti, il était blanc et visqueux. Pourtant les vipères ne visquaient pas en temps normal. Les choses ne se passaient pas ainsi, non évidemment ça aurait été trop facile. Oups! j’ai encore raté une marche. Déjà qu’il me manque un oeil, si en plus on avait deux yeux, on verrait mieux a dit tonton cyclope a son neveu qui arrivait tout juste d’Asie du Sud. Pourtant, rien n’avait changé. Je retrouvais mes chaussettes sales et mes habitudes tenaces … manger à 15h30, dormir le jour, et la nuit et le lendemain et le jour suivant encore et toujours et toujours et encore et encore et toujours et tout s’arrête. Les notes vibrantes se muèrent en un silence lourd. Le bruit n’était qu’une masse épaisse. DONG! Les cloches sonnent sonnent sonnent. Il est 22h.