Ciel! Mes écrits !

Esquisse bruxelloise #2


Il s’agit d’u nouveau projet qui germine tranquillement depuis quelques temps. Voici le premier portrait de cette série, que je compte écrire avant de quitter Bruxelles. Je me base sur des personnes réelles que je croise au coin de la rue, dans un magasin, sur une place et je leur invente une histoire en fonction de leur manière d’interagir avec d’autres personnes, de leur voix, de ce qu’elles dégagent. Les prénoms sont bien entendus des noms d’emprunt =)
Vous me direz si le concept vous plaît, d’ici là, bonne lecture


La musique l’anime, le tient éveillé après ses longues nuits d’insomnies et les réveils à l’aube. Commencer le travail tôt lorsqu’on est un oiseau de nuit est un challenge quotidien. Il écoute de la musique, s’inspire des pointures dont il connaît chaque mélodie à l’accord près et compose, inlassablement, nuit après nuit.

Le casque vissé sur ses grandes oreilles décollées, il travaille sans relâche de 6h à 14h. Il sait qu’il pourrait investir dans un outil numérique performant, mais il ne peut se séparer de son baladeur k7. Une antiquité dont ses collègues se moquent gentiment. Avec leurs écouteurs sans fil et leurs téléphones intelligents, ils se sentent supérieurs.

C’est dans les poches sans fond de sa tenue de travail qu’il entrepose ses cassettes. Extraits d’émissions glanés sur les ondes, concerts pirates ou mélodieuses sonates, avec leur côté vintage, ses cassettes sont à ses yeux de véritables trésors.

Chaque matin, il croise les mêmes visages. Certains affichent un sourire engageant en le voyant, il y a ceux qui l’ignorent tandis que d’autres marchent, les yeux rivés sur leurs téléphones, le visage bleuté par la luminosité de l’écran.

Qui pourrait deviner que derrière ses énormes verres en cul de bouteille, ses larges vêtements de travail et son gilet fluorescent, se cache un des plus grands compositeurs de sa génération ? Peu importe le regard des autres. Il aime la tranquillité solitaire et prendre des espaces qui lui sont impartis. Il nettoie patiemment son quartier, tractant derrière lui sa charrette chargé du balai et de la pelle réglementaires.

C’est en ramassant des mégots, des emballages en polystyrène et des déjections, qu’il a composé sa plus belle œuvre. Ayant trouvé son équilibre, il conserve son anonymat et la rue est devenue sa muse.

La mélopée urbaine que les pavés branlants, les bosquets et le bitume semblent lui murmurer, seront les personnages principaux de sa prochaine symphonie.

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