Ciel! Mes écrits !

Où il est question de métro et de couture


Mes pensées se bousculent au portillon comme les usagers d’un métro en pleine heure de pointe. Chacune veut passer avant l’autre, joue des coudes pour se frayer un passage et arriver en premier sur le quai de la réflexion. Certaines n’ont pas de tickets ou d’abonnements et restent sur le côté tandis que d’autres arrivent à se matérialiser dans la rame des idées à développer.


Marcher pour mieux penser

C’est souvent quand je marche que j’arrive à dérouler au mieux mes idées. Lorsque je suis assise devant mon ordinateur, je bloque. Dès que je suis en mouvement, tout devient plus fluide. Il me faut alors, une fois arrivée chez moi ou posée à la terrasse d’un café avec mon carnet de notes, dérouler le fil lentement. Si je me hâte, ça fait comme une pelote de fil très emmêlée. J’arrive à tirer quelques centimètres, puis ça bloque. J’essaie un nouveau bout de ficelle qui dépasse, ça marche un instant et à nouveau : ça coince. Que faire ? Prendre une paire de ciseaux et couper au milieu de la pelote ? Le résultat ne serait qu’un monceau de bouts de fils éparses sans liens entre eux si ce n’est la couleur de l’écheveau. Il faut alors s’armer de patience et continuer à démêler, doucement. Parfois, un fil se bloque alors, je recommence et après plusieurs essais, j’arrive finalement à en débloquer un très long. Ce dernier sera un article, une nouvelle, un poème, un billet d’humeur sur les réseaux sociaux.
Les autres resteront donc à l’état d’idées. Il me reste alors deux choix :

  1. Jeter les morceaux de ficelles qui n’ont pas pu être dérouler
  2. Les remiser pour m’en servir plus tard et en faire des patchworks, des collages, des menues réparations …

J’écris comme je couds

Sans avoir vraiment appris, juste en regardant les autres replacer des boutons, coudre des ourlets, ravauder des chaussettes. Pourtant, je n’écris par imitation. Tous les mots que j’aligne viennent du cœur, du corps, parfois de l’âme. Il m’aura fallu cependant plusieurs années avant de me lancer dans mes propres créations. De correctrice (réparer des chaussettes) à autrice (dessiner un patron, assembler des pièces jusqu’au modèle final), il y a un chemin énorme.
J’aime corriger les mots des autres, les aider dans leur cheminement mais j’ai la sensation que je n’ai pas encore assez d’expériences pour créer mes propres modèles et lancer ma collection sauf lorsqu’il s’agit de vêtements de poupées (les nouvelles, tu suis ? ^^). Peut-être que je resterais une petite main, celle qui place les épingles, ajuste la machine à coudre, peut-être que je deviendrais styliste des mots. Seuls l’expérience et le temps pourront répondre à cette interrogation.

C’était la pensée du jour, celle qui s’est laissée démêler, tandis que je revenais de l’école, après avoir déposé mes enfants.
J’avais envie de la capturer, de la mettre sur papier virtuel.

Belle journée le monde !

4 commentaires sur “Où il est question de métro et de couture

    1. Merci beaucoup Virginie ! Ahaha comme tu le sais il me manque la confiance. Je pense que j’ai les aptitudes mais ça bloque 😂
      Merci pour ton retour en tous cas

      J’aime

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