Culture(s) et Confiture(s)

Boulimie littéraire


(Re)connaissez-vous cette sensation ? Quand vous n’arrivez pas à décrocher les yeux d’un livre ? Que vous l’emportez partout avec vous, même aux toilettes ? Que chaque minute loin de l’ouvrage en cours vous semble du temps perdu ?


Commencé à 18h00 hier, fini à 11h ce matin, j’ai lu sans discontinuer (hormis 7 heures de sommeil) un roman d’environ 700 pages du romancier norvégien Jo Nesbo. Une boulimie littéraire en quelque sorte. Les polars me font quasiment tout le temps cet effet là. Depuis mon premier Agatha Christie, dès que je commence un roman policier : je ne peux pas m’arrêter sauf au moment où mes yeux papillonnent et les lignes commencent à se flouter de fatigue.
Glauque, saignant, humain aussi, de ce côté de l’humanité qui sent la sueur acide, le vice et les émotions trop longtemps refoulées. Adolescente, j’aimais aussi regarder des films du même genre. Désormais, je me contente de lire ces histoires car les représentations visuelles sont trop violentes pour moi. Après avoir refermé le livre, je me suis alors demandé : pourquoi ?

Fascinante déraison ou des raisons fascinantes ?

D’où vient cette soif inextinguible ? On sait, en voyant le succès des tabloïds et des pages des journaux en ligne consacrées aux faits-divers, que le crime fait vendre, qu’il se prête à la lecture compulsive. Mais, je repose la question, pourquoi ? Qu’est-ce qui attire lectrices et lecteurs à se plonger dans les noirceurs de l’humanité ? à se délecter d’un crime bien raconté ? à chercher les pistes menant à l’auteur.trice de l’inimaginable avant le dénouement de l’enquête ? Ou « pire » encore, à apprécier les vrais faits-divers ?

J’ai effectué quelques recherches et voici plusieurs pistes de réponses :

  • L’effet cathartique : « Certaines personnes vont vivre ces émotions fortes par procuration, ce qui leur apportent un soulagement à voir ces atrocités hors de chez elles ».
  • Celui thérapeutique : « Une fascination qui découlerait donc d’un questionnement profond sur la complexité de l’être humain et de ses côtés sombres, afin de comprendre si nous-même nous ne pourrions pas un jour basculer de l’autre côté ».
  • Le voyeurisme, définit comme de la curiosité exacerbée qui n’est pas mal en tant que tel s’il ne pousse pas jusqu’à l’admiration.
Comme des mouches sur une carcasse …

D’autres genres littéraires se prêtent-ils à cette lecture avide ?

Dans mon cas, je lis aussi avidement les romans policiers que ceux de science-fiction mais ce sont les seuls. Bien qu’étant une grande lectrice, je sais m’arrêter pour les autres genres. S’il a pu m’arriver de dévorer une pièce de théâtre ou un livre de socio’, ça reste ponctuel.


Et vous alors, quelles sont vos habitudes de lecture ? Arrivez-vous à vous modérer ou êtes-vous insatiable ?

Sources

3 commentaires sur “Boulimie littéraire

  1. Je ne lis jamais de polars mais en lisant ce billet je me dis que je devrais m’y mettre ! Pourtant ado j’avais dévoré Christine, Misery et Ça lus en quelques jours et échangés avec ma cousine. Je ne sais pas pourquoi j’ai arrêté mais on m’a déjà parlé de Jo Nesbo, je crois qu’il est temps pour moi de changer mes habitudes de lecture. Merci.

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