Parentalité

Et prendre le temps…


Deux semaines. 14 jours. A peine quelques heures sur l’horloge de ma vie qu’un nouveau petit être est entré dans notre famille.

Un mot d’ordre : profiter

Pour mon premier enfant, j’avais hâte de beaucoup de choses. J’avais hâte de sortir de l’hôpital, hâte que l’allaitement se mette en place, hâte qu’il fasse ses nuits… J’étais pressée. Pressée, par certaines normes, de le voir évoluer « normalement ». L’enfant doit dormir à tel âge, prendre du poids mais pas trop non plus, marcher avant 18 mois. Puis j’avais envie de travailler et/ou d’étudier… Et vite ! Résultat ? J’ai assez mal vécu le fait de rester à m’occuper de mon aîné pendant un an et demi. Après les premiers mois , j’ai arrêté de voir la chance que j’avais !

Pour ce second enfant. C’est différent. J’ai vraiment envie de prendre le temps et, étant donné mon caractère, c’est plus facile à dire qu’à faire. Je suis souvent speed, hyperactive mais ce bébé m’enseigne peu à peu et malgré moi la patience, le lâcher prise (en venant au monde près de deux semaines après sa DPA par exemple), le moment présent. Tout un programme qu »il va falloir que je « tienne » sur la durée car je ne sais pas combien de temps cette situation va durer.

Oui mais comment ?

Tout d’abord, ne pas toujours m’écouter car en effet si j’écoute ma voix intérieure, j’aurais tendance à faire du ménage, du rangement, de la cuisine, à me mettre à écrire, faire des listes … dès que mon bébé dort ; alors que si je demande à cette voix d’aller se faire cuire un pavé de tofu, je reste assise avec mon enfant sur moi alors qu’il dort, je le regarde dormir, je m’assoupis en même temps que lui, je me plonge dans son odeur de bébé, je me laisse aller à la contemplation de cet être fraîchement né et que c’est bon !
Ensuite, arrêter de se projeter et d’imaginer des problèmes qui n’existent pas/pas encore. Ça rejoint l’instant présent. Là et maintenant. Sur papier, ou tablette, ou ordinateur, ça paraît simple. En réalité c’est beaucoup plus compliqué car on n’arrête pas ainsi le fameux petit vélo qu’on a dans la tête (en tous cas je n’en suis pas encore capable). Je ne peux pas d’un coup de baguette magique mentale ne plus penser aux papiers qui s’entassent (heureusement ils sont à jour, non rangés mais à jour), à une future reconversion professionnelle, au fait que je n’ai pas de moyen de garde pour ce petit bout etc.

Un exemple de lâcher-prise

J’ai commencé cet article le 25 mars. Puis mon fils s’est réveillé. Je l’ai continué le 27 en allaitant mais une fausse manipulation m’a fait perdre plusieurs paragraphes. J’ai respiré profondément. Je recommencerai plus tard. Après x tétées, mon bébé s’est finalement endormi dans l’écharpe et après avoir mangé (savoir reconnaître les besoins primaires des envies de création ou de rangement) j’ai pu reprendre ce texte avec une bouillotte humaine en train de ronfler sur moi … pour quelques minutes seulement. Puis le 29, j’ai décidé de me … vous voyez ce trou dans le texte? J’avais à peine écris 5 mots que bébé s’est réveillé. Nous sommes aujourd’hui le 3 avril. Il a désormais 3 semaines révolues (rappelez-vous, en intro il n’en avait que 2) et cet article n’est ni fini, ni mis en page, ni publié. Bien que je sois quand même un peu frustrée, je ne suis pas non plus agacée comme j’aurais pu l’être auparavant. J’ai fait d’autres choses. Beaucoup en fait. Même si parfois c’est frustrant de ne pas pouvoir écrire comme je le souhaiterais, je sais aussi que cette période où ma boule de bébé a besoin de moi presque tout le temps ne durera pas alors j’en profite, je tente d’être plus zen, en gros, de lâcher-prise.

Bref!

Tout ça pour dire qu’à 28 ans révolus, j’ai l’impression de réapprendre la patience, la vraie, grâce à la naissance d’un petit être. C’est doux mais c’est aussi une remise en question permanente de ma manière d’être et d’agir. Apprendre à tolérer le bazar tout en mettant des limites à ce que je peux accepter ou non (linge propre qui s’empile ok/machines en retard pas ok).
J’ai une infime chance de réussir à publier ce billet avant la prochaine tétée donc vite, je vous laisse avec ces mots tout droit sortie d’une maman un peu désorientée mais heureuse. Pour une fois (et j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur), je n’accompagne pas cet article d’illustrations, de photos, de gif car j’aimerais vraiment qu’il soit en ligne avant le mois de mai.


6 commentaires sur “Et prendre le temps…

  1. C’est marrant, c’est quelque chose que j’avais aussi ressenti pour mon deuxième … pour ce troisième, je nage en pleine dualité : lâcher prise sur la maison ok – j’ai même sauté le pas de profiter des aides ménagères de la caf et c’est pas du luxe – mais je suis aussi impatiente qu’il grandisse, que ça me simplifie la logistique familiale pour trouver du temps pour tout le monde, (dormir), qu’il trouve sa place dans la fratrie, que chacun trouve sa place dans la fratrie … bref, j’ai du mal à profiter pleinement de ses premières semaines tout en sachant qu’un jour j’en serai nostalgique 🤗

    Aimé par 1 personne

    1. Au moins, tu arrives à lâcher prise x)
      Je ne pense pas que j’aurais de troisième mais c’est chouette d’avoir ta vision d’une même situation pour deux naissances 😉

      Aimé par 1 personne

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