Je shoppe, tu shoppes, nous shoppons!


Allez, soyons sincères ! Laquelle d’entre nous n’a pas rêvé de faire une journée shopping sans murs et plafonds comme on dit dans le jargon du poker ; d’être une gambleuse du shopping, de faire chauffer la carte bleue dans les rues de New-York, Milan, Londres, Anvers ou même Juvisy (soyons fous !). Un peu à la manière de Carrie Bradshaw, craquer un demi-salaire sur des Louboutin immettables à moins d’avoir un amant taximan ou les pieds de Barbie. Sauf que… voilà, il y a un hic majeur sur la gamme de nos priorités financières : nous ne sommes pas toutes chroniqueuses mode chez Vogue, nous sommes  plus des blogueuse chez Vague-à-l’âme.com/monportemonnaieestvide/snif/jeveuxcetterobe.

Il existe cependant une solution (pour passer de la crise de nerfs à la crise de fous rires) : le shopping par procuration. Je vous rassure, ça n’a pas de rapport avec les élections, il ne s’agit pas de déléguer le lèche-vitrine à un tiers mais bien d’assister quelqu’un dans ses achats afin d’éviter la frustration de passer plusieurs mois sans shopper. Laissez-moi vous expliquer :

Il y a un an environ, une amie m’avait proposé une journée “relooking”. L’amie en question a une vingtaine de tatouages, ses cheveux changent plus de couleurs que feu Mickael Jackson et elle a un look de pin-up donc vous l’avez compris, ce n’était pas un relooking ordinaire. Elle m’avait soumis cette idée car d’une, elle en avait marre de me voir avec des jeans trop larges, des pulls difformes et des chaussures de chantier et de deux – c’est là que ça devient intéressant – car elle était fauchée comme les blés et qu’elle n’en pouvait plus de saliver devant les vitrines sans pouvoir accéder au précieux sésame.

Le jour J arriva et pour une fois, je pouvais me permettre de faire des folies (pas du genre Prada, Valentino et Blanik non plus, faut pas pousser). Mon amie était comme possédée :
– « Vaaaaas-y essaies ça, c’est troooop beau ! Et ça ! Et ça aussi ! Puis tant qu’à faire, prends les escarpins avec et puis le collier aussiiiiii ! ».
– « Euh. D’accord ? »

Bref, dans son regard je voyais réapparaître cette lueur, commune à toute shoppeuse névrosée. Vous imaginez son oeil qui brille devant une étiquette indiquant -30% ? La gorge qui émet un son strident à l’approche d’une devanture annonçant une remise sur tout le rayon lingerie ?

Elle avait l’air tellement heureuse que, pour ne pas la froisser, j’achetais même une paire de  talons aiguillesbleus électriques que je n’ai portée que deux fois.

Hier, j’ai réitéré l’expérience mais dans le sens inverse. Ma grande soeur avait besoin de conseils pour s’habiller pour des rendez-vous professionnels avec pour consigne : « j’ai envie de rester moi-même mais il faudrait quand même que je sois un minimum classe ». Traduction : « j‘aime bien mon look de trentenaire décontractée mais je vais à Paris et j’aimerais qu’on me prenne au sérieux ».

Mission acceptée ! Ayant fait les soldes en juillet je n’ai pas craqué, pas même pour un foulard ou un accessoire lambda mais ma frangine est repartie ravie de ses achats et moi contente d’avoir pu faire du shopping sans dépenser un kopeck.

Pour être tout à fait honnête, je tiens à préciser que je ne suis pas une fashionista. J’aime bien m’habiller, créer des tenues mais étant étudiante/serveuse/baroudeuse, je garde à l’esprit qu’un vêtement doit avant tout être confortable et fonctionnel. Je n’achèterai pas un blaser, un pantalon sans poches ou une robe moulante en viscose sur laquelle je dois tirer toutes les deux secondes car la doublure remonte sans cesse sur les hanches.

Heureusement, le shopping par procuration n’est pas valable que pour les fringues. Je l’applique aussi pour les achats de BD (mais là, je craque à chaque fois), les vinyles (idem), les magasins de déco (idem) et les boutiques high-tech (idem). Donc pour moi, le terrain le moins risqué reste le domaine de la mode où je n’ai pas vraiment de mal à stopper une certaine frénésie dépensière compulsive.

Et vous, avez-vous déjà testé le shopping par procuration ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, ça vous tente ?

article publié sur So Busy Girl le 9 septembre 2013 (oui, je suis un peu lente à la détente en ce moment)

 

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