Fiction 1


Voici un début d’histoire écrite il y a quelques mois, je n’ai pas encore continué mais si vous avez des suggestions, améliorations, conseils, ce serait avec plaisir

 

La brume ne s’était pas encore levée quand ils sortirent du bâtiment. Autour d’eux tout semblait mort. Ou alors, tout était réellement mort. Six mois après la catastrophe, la vie semblait s’être arrêtée. La ville était silencieuse, seuls quelques volets claquaient sur des pans de murs du passé. Certaines rues ressemblaient à des décors de théâtre. Le présent ne subsistait plus qu’en façades.

Ils ne savaient pas qui était encore vivant, qui était devenu cendres, qui était désormais un substrat d’humain au fond d’une fosse commune.  Pour le moment, leur groupe se résumait à trois personnes : A, B et C.

Malgré l’apocalypse qu’ils avaient vécue, A restait positif. Il incarnait l’espoir par l’énergie qu’il mettait à réveiller ses deux amis chaque matin, par les paroles rassurantes qu’il proférait quand des jours  durant ils ne trouvaient pas de quoi manger. A n’avait pas l’étoffe d’un leader mais par la force des évènements, il en était devenu un.

B, un garçon avenant, créateur-né, doué d’une imagination sans limites, s’était mué en un personnage taciturne, ne parlait peu et ne souriait pour ainsi dire jamais depuis qu’il avait vu sa mère et sa sœur mourir devant ses yeux. C, quant à elle, incarnait sa thèse et son antithèse. Elle pouvait se réveiller avec des envies de suicide et s’endormir en se disant  qu’elle avait passé une journée des plus agréables (s’il est possible d’envisager la redéfinition du mot agréable dans un contexte post-apocalyptique). Elle donnait du fil à retordre à A qui ne pouvait se résoudre à l’abandonner même pendant les pires crises de la jeune femme. Il l’aimait et cette qualité aveuglait bien des défauts.

Ils passèrent les trois premiers mois dans une espèce de bunker. Après la première explosion qui avait tué plus de la moitié de la population, un ami leur avait ouvert ce refuge dans lequel se trouvaient déjà une vingtaine de personnes. Certaines ne supportant plus l’espace restreint, les efforts constants pour gérer les réserves d’oxygène ; avaient préféré retourner à la surface. Elles avaient péries dans la deuxième explosion tandis que les moins chanceuses  étaient mortes d’infections pulmonaires ou s’étaient donné la mort suite à de longues crises de démence.

 

12 semaines plus tard ils n’étaient plus que 6 : A, B et C avaient décidé de rester dans la ville les autres confectionnèrent une embarcation pour partir loin de cette terre que la mort avait choisi pour semer ses graines. Le sol s’avéra en effet des plus fertiles.

Peu de temps après, ils sortirent avec des masques à gaz de première génération ainsi que des pastiches  de combinaisons nucléaires. Aucun d’entre eux ne savait si ces déguisements  les protègeraient ou s’ils mourraient (…)

Après quelques nuits passées en dehors de leur refuge, ils s’aperçurent qu’ils pouvaient désormais respirer sans protection. Pendant un temps qui leur parut interminable ils cherchèrent un signe de vie, un souffle, une brise d’espoir. N’ayant pas trouvé de cadavres, ils espéraient que les survivants avaient quitté la ville. Ce ne fut que neuf jours après leur  première sortie que B entendit une voix, puis deux, puis trois ! Il n’en croyait pas ses oreilles et somma ses amis de se taire afin de pouvoir repérer la source de cet échange humain.Le bruit de la conversation s’amplifiait au fur et à mesure qu’ils avançaient près des ruines d’un des plus vieux murs d’enceinte de la ville.B fit un geste brusque pour faire taire tout chuchotement et s’avança avec précaution. Il repéra une fente dans le mur en approcha son œil. Il n’avait peut être entendu que trois voix mais derrière ce mur se trouvait une foule de gens. Il resta tout d’abord sans voix.

–           Alors ?  le pressa C.

–          Il faut le voir pour le croire lui répondit B.

Pour la première fois depuis la disparition de sa famille, B eut une intonation joyeuse lorsqu’il prononça ces quelques mots.

Alors qu’A s’approchait de l’ancienne meurtrière pour se rendre compte de la scène, il reconnut le timbre d’un cran de sûreté quand rien n’est moins sûr.

–          Evitez de faire le moindre geste tonna une voix grave

–          Evitez même de faire péter une mouche lança un petit garçon en éclatant de rire

La voix grave rit à son tour.

–          Levez vos têtes messieurs … et mademoiselle bien entendu !

Ils s’exécutèrent tous. Un instant plus tard  A et C ne purent s’empêcher d’écarquiller leurs yeux quand ils reconnurent  leur ancien professeur de […].

Ils furent accueillis les bras ouverts dans ce village qui avait vu le jour une fois que les vapeurs toxiques s’étaient dissipées. Peu de visage leurs étaient familiers mais le fait de revoir X leur redonna un peu d’espoir. Ils apprirent que plus de la moitié des habitants avaient survécu en se terrant avec les rats dans les anciennes catacombes de la ville.

X, un ancien militant de la Cause ainsi que ses compagnons y avait entreposé des armes, du matériel de survie ainsi qu’une provision incommensurable de vivres.

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6 réflexions sur “Fiction 1

  1. Coucou !

    J’ai grandement apprécié ton style à la fois direct et clair. J’ai hâte de découvrir la suite, et de ce que tu vas faire de la Cause et du demi-village survivant !

    Désolé mais je pense que je vais suivre ton blog !

    Lucien

    • Seules des amies comme vous peuvent se faire ch*** à lire ce texte jusqu’au bout (il faudra d’ailleurs que j’applique les modifications d’Hélène). Merci du fond du coeur les filles. La suite viendra quand j’aurai le temps, l’inspiration… je vous préviendrai 🙂

  2. Après une lecture assidue, je trouve ça dommage que les personnages n’est pas de noms, ça coupe dans l’élan de l’histoire 🙂 Sinon c’est très très très sympa, j’ai hâte de lire la suite.

    Juste une ou deux critiques pour t’embêter, fais attention aux points qui parfois n’ont pas leur petit espace ex: »d’enceinte de la ville.B fit un geste  » ; sinon une phrase me semble bizarre mais je ne sais pas trop pourquoi « N’ayant pas trouvé de cadavres, ils espéraient que les survivants avaient quitté la ville. » (que les survivants aient quitté la ville ? non, peut être que je me trompe)

    • Merci ma belle d’avoir lu ce texte, je pense que peu de personnes ont eu ton courage ^^’. En effet c’est bien « aient quitté la ville et non « avaient ». Je modifierai ça demain 🙂
      En ce qui concerne les prénoms des personnages, disons que quand j’ai commencé à écrire ça je n’avais encore aucune idée de la personnalité que j’allais leur donner ni rien donc je préférai leur donner des lettres pour les identifier, ça simplifie la tâche. Si tu as des idées de prénoms qui colleraient aux persos, ne te gênes pas, toutes les idées sont bonnes à prendre. J’essaierai de m’y remettre le plus vite possible car pour le moment, il n’y a pas de suite 😉

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